Suite à l’ultimatum imposé par Nicolas Sarkozy, la sortie de crise s’accélère avec un nouveau vote à l’horizon, reste à définir une date.
L’ultimatum posé par Nicolas Sarkozy et la possible « disqualification » de Jean-François Copé et François Fillon à la présidence de l’UMP si la crise n’est pas réglée d’ici mardi, a accéléré les choses. Un nouveau vote se profile à l’horizon pour le plus grand bonheur des UMPistes (ndrl : selon un sondage, 80% des sympathisants UMP seraient favorables à un nouveau vote). Le problème reste de définir une date. Les deux hommes se réunissent ce matin, dans ce qui ressemble à la rencontre de la dernière chance. Dimanche, Jean-François Copé a fait une offre bien loin des attentes du clan Fillon : « Je vous propose de remettre à la disposition des militants mon mandat au lendemain des élections de 2014 ». De son côté l’ancien premier ministre n’a pas caché ses attentes : « ce nouveau vote doit avoir lieu dans les plus brefs délais et dans des conditions d’organisation impartiales, équitables et transparentes pour tourner rapidement cette triste page».
Copé perd des points
Les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures, et les feuilletons avec des fins à rallongent lasse le public. Copé et Fillon en font les frais. Selon le baromètre TNS-Sofres du « Figaro magazine », les deux hommes ont perdu des plumes tout au long de cet UMPgate. Si les deux hommes perdent 6 points de popularité auprès de l’ensemble des français, Jean-François Copé a perdu des points auprès des sympathisants. Quand François Fillon perd 10 points, Jean-François Copé laisse en route 17 points… ce qui pourrait bien lui coûter le siège tant convoité de président de l’UMP.