Triplé victorieux pour Modi en Inde: sa coalition brille à nouveau aux législatives

Illustration. Chaleur étouffante à Bombay. ADN
Après une décennie, le parti au pouvoir en Inde, dirigé par le premier ministre, est contraint de bâtir une coalition pour obtenir une majorité totale à l’assemblée. Qu'est-ce que cela implique pour l'avenir politique du pays ?
Tl;dr
- Narendra Modi revendique la victoire malgré sa majorité réduite.
- Le BJP pourrait devoir s’appuyer sur ses alliés de coalition.
- Le principal parti d’opposition, le Congrès, a presque doublé ses sièges.
- Des accusations d’instrumentalisation politique et de favoritisme religieux contre Modi.
Narendra Modi remporte une victoire en demi-teinte
Narendra Modi, Premier ministre indien a annoncé la victoire de son parti, le Bharatiya Janata Party (BJP), aux élections législatives même si celle-ci est entachée par une réduction notable de leur majorité. Un revers de situation qui contraste avec les prédictions favorables avant le scrutin.
Une coalition nécessaire pour gouverner
Pour la première fois depuis dix ans, le BJP pourrait ne pas obtenir la majorité absolue et devrait ainsi faire appel à ses alliés de coalition pour pouvoir gouverner. Malgré cela, Modi reste optimiste.
Dans un tweet posté suite à l’élection, il annonce : « Nous poursuivrons le bon travail accompli au cours de la dernière décennie pour continuer à répondre aux aspirations du peuple ».
Un renouveau pour le parti d’opposition, Le Congrès
Le Congrès, principal parti de l’opposition, a obtenu un soutien considérable lors de ces élections, réussissant à quasiment doubler son nombre de sièges parlementaires.
Un renouveau spectaculaire qu’ils doivent en grande partie à une stratégie d’union face au BJP. « Le pays a dit à Narendra Modi : »Nous ne voulons pas de vous' », a déclaré avec satisfaction Rahul Gandhi, chef du Congrès, suite aux résultats.
Des accusations d’instrumentalisation politique et de favoritisme religieux
Malgré sa popularité intacte, Narendra Modi et son gouvernement font face à diverses accusations. L’opposition l’accuse d’ instrumentaliser la justice à des fins politiques et de favoriser les hindous, majoritaires dans le pays, au détriment des minorités dont les 210 millions de musulmans indiens.
Modi, en retour, a accusé le Congrès de vouloir distribuer la « richesse nationale » à ceux qu’il décrit comme les infiltrés et ceux qui ont le plus d’enfants, visant indirectement la communauté musulmane.