Tribune anti-Bolloré : Alain Chabat dénonce la « pression à deux balles » du patron de Canal+

Image d'illustration. Écran de cinéma videADN
Alain Chabat exprime ses regrets face à la réaction de Vincent Bolloré, patron de Canal+, après la publication d’une tribune critique. Il dénonce la pression exercée à l’encontre des signataires, évoquant une intervention disproportionnée du groupe audiovisuel.
Tl;dr
- Alain Chabat critique la réaction de Canal+ à la tribune.
- Il défend la diversité cinématographique du groupe.
- Paysage audiovisuel marqué par des tensions politiques.
Une réaction jugée excessive
Ces derniers jours, le débat autour de la tribune dénonçant « l’emprise grandissante de l’extrême droite » sur le cinéma français sous l’influence de Vincent Bolloré, actionnaire principal de Canal+, n’a cessé d’enfler. À Cannes, où il présentait hors compétition « Le Vertige » de Quentin Dupieux, Alain Chabat s’est exprimé sans détour : pour lui, la réponse du patron du groupe à cette prise de position collective a tout d’un « coup de pression à deux balles ».
L’acteur fustige une méthode jugée brutale envers des professionnels qui expriment avant tout leurs inquiétudes, qu’elles soient fondées ou non.
Diversité menacée ? Pas si sûr selon Chabat
Pourtant, et c’est là toute l’ambivalence du discours de l’ancien membre des Nuls, il concède que les équipes de Canal+ ont pu se sentir blessées par ces critiques publiques.
Selon lui, le groupe demeure un acteur essentiel : « Il y a une vraie diversité dans ce que produit Canal+, ça ne se ressemble jamais vraiment », rappelle-t-il. Les productions estampillées Canal continuent donc d’incarner, à ses yeux, une certaine pluralité du cinéma français.
Paysage audiovisuel sous tension
La controverse illustre la polarisation croissante dans le secteur audiovisuel. Entre les sphères d’influence incarnées par Bolloré d’un côté, et par Pigasse, patron du groupe Combat (Radio Nova, Les Inrocks…) et chantre affiché de la lutte culturelle contre l’extrême droite, d’autre part, certains se sentent pris en étau. Chabat confie ainsi son impression personnelle : « C’est comme être coincé entre Pigasse et Bolloré ».
Soutiens nuancés et inquiétudes persistantes
Dans ce climat tendu, d’autres figures historiques comme Dominique Farrugia, complice de toujours au sein des Nuls, ont publiquement choisi leur camp en soutenant via X les dirigeants et équipes cinéma de Canal+. Pour mieux cerner les enjeux actuels selon Chabat, il faut retenir plusieurs points :
- L’expression des peurs liées à l’évolution du paysage médiatique est devenue centrale.
- L’attachement à une forme de pluralité reste fort chez nombre d’acteurs majeurs.
- Même si l’actualité semble crispée, certains voient encore en Canal+ un refuge pour la diversité.
Face à ce regard nuancé, la question demeure : jusqu’à quand ce fragile équilibre pourra-t-il tenir ?