En bref
- I, Frankenstein revient dans le Top 10 de Tubi
- Le film avait échoué au cinéma et auprès des critiques
- Le regain autour de Frankenstein change la donne
Le plus surprenant, ici, n’est pas le film. C’est son retour. Treize ans après sa sortie, I, Frankenstein s’est invité dans le Top 10 des programmes les plus vus sur Tubi, après son arrivée sur la plateforme gratuite le 1er janvier. Entre le 19 et le 20 janvier 2026, le long-métrage a donc retrouvé un public, même si ce rebond semble pour l’instant bref.
Un retour surprise sur Tubi
Voir ce titre remonter ainsi a de quoi intriguer. À sa sortie, rien ne laissait penser qu’il aurait une seconde vie en streaming. Et pourtant, ce regain d’attention tombe à un moment précis, celui d’un intérêt renouvelé pour les grandes figures gothiques popularisées par les Universal Monsters.
Treize ans plus tôt, un revers très net
Réalisé par Stuart Beattie, I, Frankenstein adaptait le roman graphique numérique de Kevin Grevioux. Le film suivait Adam, créature immortelle incarnée par Aaron Eckhart. Sur le papier, l’idée avait une vraie singularité. Dans les faits, le résultat a tourné au flop.
Le film n’avait récolté que 5% d’avis positifs sur Rotten Tomatoes. Côté box-office, il s’était arrêté à environ 70 millions d’euros (76 millions de dollars), pour un budget proche de 60 millions d’euros (65 millions de dollars). Bref, pas un naufrage absolu sur le plan comptable, mais clairement un échec pour une production de ce type.
Le moment Frankenstein joue en sa faveur
Ce retour ne concerne pas seulement ce film-là. Depuis quelques années, les monstres classiques retrouvent de la place, aussi bien en salle que sur les plateformes. The Invisible Man et Abigail, par exemple, ont été bien accueillis par la critique et ont relancé cette veine avec plus d’efficacité.
Le cas de Frankenstein est encore plus net. Le film de Guillermo del Toro, mis en ligne sur Netflix en novembre dernier, a décroché neuf nominations aux Oscars. Et un autre projet arrive déjà, The Bride!, porté par Maggie Gyllenhaal, attendu début mars 2026.
Du nanar oublié au petit objet culte
Avec ce contexte, I, Frankenstein profite d’un regard un peu différent. Son mélange d’action très comic book et d’ambiance gothique lui donne une identité particulière, parfois maladroite, mais assez nette pour accrocher une petite communauté.
Ce n’est pas encore une réhabilitation massive. Mais le film n’est plus seulement un raté des années 2010. Il devient, pour certains spectateurs, un objet curieux à redécouvrir, avec cette question en fond, sa résurrection va-t-elle durer ou rester anecdotique ?
Vos questions, nos réponses
Pourquoi ce film revient-il maintenant ?
Son arrivée sur Tubi a joué un rôle direct, mais elle ne suffit pas à tout expliquer. Le film bénéficie aussi d’un moment plus favorable autour de l’univers de Frankenstein et, plus largement, des créatures classiques remises en avant ces dernières années.
Le succès sur Tubi change-t-il son statut ?
Pas complètement. Un passage dans un Top 10 en streaming montre qu’un public existe, pas qu’un film a été réévalué dans son ensemble. En revanche, cela peut relancer la curiosité et lui offrir une seconde vie, ce qui compte beaucoup pour un long-métrage longtemps oublié.
Qu’est-ce que sont les Universal Monsters ?
Il s’agit d’un ensemble de figures mythiques popularisées au cinéma par Universal Pictures, issues notamment du roman gothique et du fantastique. Frankenstein en fait partie, au même titre que d’autres créatures devenues des icônes du cinéma de genre.
Pourquoi parle-t-on déjà de film culte ?
Parce qu’un film peut échouer au départ puis séduire plus tard un public réduit mais fidèle. Ce statut ne repose pas sur les chiffres seuls. Il vient souvent d’une esthétique marquée, d’un ton à part, ou d’un mélange d’idées qui finit par trouver ses défenseurs avec le temps.