Treize ans après son échec au cinéma, ce flop de science-fiction cartonne en streaming

Image d'illustration. I, FrankensteinLakeshore Entertainment / PR-ADN
L'univers gothique de I, Frankenstein séduit une nouvelle génération de spectateurs.
Tl;dr
- I, Frankenstein a été un échec critique et commercial à sa sortie, avec seulement 5% d’avis positifs et 76 millions de dollars au box-office.
- Le film connaît un rebond inattendu sur Tubi début 2026, atteignant le Top 10 des visionnages grâce à l’intérêt pour les Universal Monsters.
- Malgré sa mauvaise réputation initiale, I, Frankenstein séduit aujourd’hui une petite communauté et pourrait devenir un film culte.
Un échec retentissant pour une adaptation ambitieuse
Il y a plus de dix ans, le film de science-fiction I, Frankenstein, signé Stuart Beattie, s’est distingué… mais pas pour les bonnes raisons. Avec à peine 5% d’avis positifs sur Rotten Tomatoes et un maigre score mondial de 76 millions de dollars au box-office pour un budget avoisinant les 65 millions, l’adaptation du roman graphique numérique de Kevin Grevioux s’est rapidement imposée comme l’un des plus gros revers du genre. Pourtant, alors que nombre d’autres blockbusters tels que Avatar ou Star Wars: The Force Awakens triomphaient auprès du public, ce récit centré sur Adam — la créature immortelle de Frankenstein incarnée par Aaron Eckhart — semblait promis à l’oubli.
L’étonnant rebond sur les plateformes de streaming
Contre toute attente, la sortie du film sur la plateforme gratuite Tubi le 1er janvier a changé la donne. Entre le 19 et le 20 janvier 2026, I, Frankenstein a même réussi à se hisser dans le Top 10 des titres les plus visionnés. Certes, ce succès fut éphémère mais il interroge : comment expliquer cet engouement soudain pour un long-métrage jadis boudé ? En réalité, la résurgence du film s’inscrit dans une tendance plus large : celle d’un intérêt renouvelé pour les personnages légendaires issus de l’univers des Universal Monsters. Depuis quelques années, ces figures mythiques refont surface sur grand écran et en streaming.
L’essor des Universal Monsters et le retour du mythe Frankenstein
Le phénomène ne touche pas uniquement ce film singulier. La saga initiée par Universal Pictures, connue pour mélanger créatures issues des romans gothiques et personnages originaux, bénéficie d’une seconde jeunesse. Rien qu’en 2020, des productions telles que The Invisible Man ou encore Abigail, saluées par la critique, sont venues enrichir cette longue tradition cinématographique. L’engouement actuel se concentre particulièrement autour du mythe de Frankenstein : après la sortie remarquée du Frankenstein de Guillermo del Toro, auréolé de neuf nominations aux Oscars après son arrivée sur Netflix en novembre dernier, c’est désormais au tour du projet porté par Maggie Gyllenhaal, intitulé The Bride!, d’attirer l’attention avant sa sortie prévue début mars 2026.
D’un désastre critique à une œuvre culte ?
Malgré sa réputation initiale désastreuse, certains spectateurs semblent désormais apprécier la proposition esthétique particulière de I, Frankenstein. Le mélange entre action « comic book » assumée et ambiance gothique confère au film une identité atypique qui séduit aujourd’hui une petite communauté fidèle. En définitive — et cela peut surprendre — il n’est pas rare qu’un échec en salle se transforme en succès culte sur la durée. Reste à savoir si cette résurrection sera durable ou simplement anecdotique dans l’histoire foisonnante des adaptations liées à Frankenstein.