Le Conseil d'évaluation du système scolaire vient de publier les résultats d'une enquête sur la qualité de la vie à l'école. Les toilettes y apparaissent comme un lieu que les élèves peuvent redouter d'utiliser de par leur saleté.
C’est en ce mardi que le Conseil d’évaluation du système scolaire (Cnesco) rend publics les résultats d’une étude portant sur la qualité de vie en milieu scolaire. Une qualité qui se mesure notamment aux niveaux visuel (lumière, propreté, espace) et auditif (bruit), en y ajoutant la température, la restauration de même que la qualité de l’air.
Dans cette enquête, les problèmes semblent essentiellement se situer à la cantine, où les élèves se plaignent du bruit y régnant, et concerner les salles de classe insuffisamment chauffées en hiver ainsi que des toilettes jugées trop sales. Cités par franceinfo, des élèves scolarisés en Ile-de-France témoignent de conditions ne les incitant pas à s’installer correctement dans les sanitaires de leur établissement : « C’est sale, c’est pas propre… On n’a même pas envie de s’asseoir parce que quand on s’assoit ça colle… Il n’y a pas de papier toilette, ni de savon ».
École : des élèves se retiennent pour ne pas utiliser des toilettes sales
Une collégienne ajoute : « On essaie d’y aller le matin parce que c’est là où il y a le papier toilette, où c’est propre. Et même le matin, parfois c’est sale ». Des élèves choisissent alors de se retenir pour ne pas avoir à utiliser des toilettes à la propreté non garantie.
Un syndicat dénonce le non civisme des élèves dans les sanitaires
Il apparaît de même, au travers de cette étude, que dans un peu plus d’un établissement scolaire sur deux (53%), les toilettes ne sont nettoyées qu’une fois par jour. Un faux problème pour Philippe Tournier, du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale) :
« Nous avons quand même un problème des comportements dans les toilettes. On n’est pas obligé de faire pipi à côté, on n’est pas obligé de mettre le papier dans les toilettes pour les boucher. On n’est pas obligé d’enlever le savon et de faire des batailles de savon ». Ils sont 40%, chez les chefs d’établissement, à déplorer un manque de toilettes dans leurs locaux, alors qu’un certain nombre d’entre eux regrette de disposer encore de toilettes à la turque.