Ted Lasso saison 4 : Rebecca et Keeley plombées par un retour raté

La saison 4 de Ted Lasso voulait relancer la série avec l’équipe féminine de Richmond. Après six épisodes, Rebecca et Keeley cristallisent surtout les critiques.

Ted Lasso saison 4
Image d'illustration. Ted Lasso saison 4 — Apple / PR-ADN

En bref

  • La saison 4 de Ted Lasso veut développer l’équipe féminine de Richmond.
  • Rebecca et Keeley donnent pourtant l’impression de régresser.
  • Les nouvelles joueuses apportent les intrigues les plus intéressantes.

La saison 4 de Ted Lasso reposait sur une idée simple et plutôt forte: faire revenir Ted à Londres pour diriger la première équipe féminine de l’AFC Richmond. Sur le papier, il y avait de quoi parler des inégalités dans le sport pro. Dans les faits, après six épisodes, ce sont surtout les trajectoires de Rebecca et Keeley qui posent problème.

Une relance qui rate une partie de sa promesse

Le changement de focale vers les femmes devait ouvrir de nouvelles pistes. C’est bien ce que la série laisse entendre avec les Lady Greyhounds. Mais ce déplacement ne suffit pas si les personnages historiques paraissent moins bien écrits qu’avant. Et c’est là que le retour coince.

Rebecca, une régression qui saute aux yeux

Pendant trois saisons, Rebecca Welton avait gagné en assurance. La saison 4 de la série télévisée Ted Lasso la montre d’abord dans un gag autour du barbecue, puis la fait basculer dans une posture défensive après que l’assistante coach Alice Chilton lui reproche d’avoir confié le poste à Ted sans considérer une femme.

À partir de là, Rebecca enchaîne les réactions jugées trop forcées, avec un féminisme de façade qui tranche avec ce que la série avait construit. Son intrigue avec Matthijs accentue encore ce sentiment. L’idée semble être de la rendre plus vulnérable, sauf que la voir douter au point de surveiller sa localisation sur son téléphone, dans l’épisode 6, ressemble davantage à un recul qu’à une nuance. Leur rapprochement final, sur fond de « Auld Lang Syne », ne gomme pas ce malaise.

Keeley perd aussi ce que la série avait gagné

Le cas de Keeley n’est pas plus simple. La saison 3 la laissait à la tête de sa propre société de relations publiques. Ici, ce projet disparaît pratiquement de l’écran, au profit du lancement des Lady Greyhounds. En parallèle, Rebecca et Higgins la traitent souvent comme si elle ne pouvait pas encaisser la vérité.

Et il y a Roy Kent. Après avoir choisi elle-même sa voie en renvoyant Roy et Jamie Tartt chez eux à la fin de la saison 3, la voir retomber dans une attente sentimentale très appuyée donne un vrai sentiment de retour en arrière.

Le plus neuf de la saison n’est pas là où on l’attendait

Ce qui fonctionne le mieux, paradoxalement, vient des nouvelles joueuses et de leurs dynamiques. Pas tout, puisque la sous-intrigue des clans paraît assez lourde. Mais l’énergie est là.

Du côté d’Alice, son caractère abrasif et sa nouvelle dispute avec Gemma dans les dernières minutes de l’épisode 6 fatiguent déjà. Sauf qu’elle, au moins, est encore au début de son arc. Pour Rebecca et Keeley, le souci est plus profond : leurs parcours semblaient aboutis à la fin de la saison 3, pensée alors comme une conclusion. Le retour de la série, toujours plus gros succès de la plateforme de streaming Apple TV, oblige visiblement à leur redonner de la matière. Pour l’instant, ça ne prend pas.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

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