En bref
- Zach Cregger admet avoir sous-estimé l’attente des fans autour de Leon Kennedy.
- Le film suit Bryan, un coursier médical pendant l’épidémie de Raccoon City.
- Malgré ce choix, le Resident Evil de Zach Cregger multiplie les références aux jeux.
Le réalisateur du nouveau film Resident Evil admet s’être trompé sur un point clé, il n’avait pas mesuré à quel niveau les fans attendaient enfin une vraie histoire autour de Leon. Et ça, pour une saga pareille, ce n’est pas un détail.
Un mea culpa face à une attente très précise
Interrogé par IGN, Zach Cregger explique avoir été naïf. Dans son esprit, transformer Resident Evil en pur film de survie horrifique suffisait à embarquer les joueurs. Il pensait surtout partager avec eux le même enthousiasme de fan.
Mais la réaction a été plus rude. Une partie du public attendait depuis longtemps un film centré sur Leon Kennedy, pas un nouveau détour. Zach Cregger dit comprendre cette frustration, d’autant qu’il n’a lui-même jamais regardé les précédents longs métrages de la licence, justement parce qu’ils ne ressemblaient pas au Resident Evil qu’il aime.
Un héros inédit au cœur de Raccoon City
Le choix du film est clair, et c’est là que le débat démarre vraiment. Cette nouvelle adaptation cinéma de la franchise de Capcom, la troisième, ne reprend aucun personnage majeur des jeux comme Claire Redfield, Jill Valentine ou Leon Kennedy.
À la place, l’histoire suit Bryan, incarné par Austin Abrams. Ce coursier médical se retrouve happé par l’épidémie qui submerge Raccoon City, au cours de la même nuit que celle racontée dans Resident Evil 2. Le film assume donc une histoire originale, sans lien direct avec les héros cultes.
Des signes très clairs envoyés aux joueurs
Pour autant, la promo ne cache pas ses références. Les bandes-annonces montrent notamment une boîte de cartouches Heavy Field tout droit sortie de Resident Evil 4, ainsi qu’une vieille machine à écrire qui reprend le rituel bien connu des points de sauvegarde.
On aperçoit aussi des scènes en point de vue de Bryan, pistolet levé, dans une mise en scène qui rappelle la visée des épisodes modernes. Plus tôt dans les images, des documents de livraison relient sa cargaison médicale à Umbrella Corp. Derrière, il y a aussi un laboratoire souterrain aseptisé et des créatures de chair franchement cauchemardesques. Le message est simple, même sans Leon, le film veut parler le langage de Resident Evil.
Une sortie déjà sous surveillance
Zach Cregger, à qui l’on doit aussi Barbarian et Weapons, demande aux fans de voir le film malgré leur déception. Il assure qu’il ne colle pas juste le nom Resident Evil sur un projet opportuniste, mais qu’il raconte bien une histoire issue de son amour de la saga.
La réponse définitive viendra vite. Le film sort le 18 septembre 2026, avec une promesse assez nette, revenir au vrai terrain de jeu de la série, la peur, la fuite et les monstres.