Sous la pression de Trump, Paris réclame des manœuvres de l’Otan au Groenland

Image d'illustration. Vue aérienne des maisons groenlandaises pittoresquesVue aérienne de charmantes maisons groenlandaises, nichées entre des collines enneigées et des eaux bleues étincelantes.
Alors que Donald Trump multiplie les mises en garde à l’encontre des alliés européens, la France sollicite la tenue d’un exercice de l’OTAN au Groenland, cherchant ainsi à renforcer la coopération militaire et à répondre aux tensions transatlantiques croissantes.
Tl;dr
- Trump vise le Groenland, enjeu stratégique croissant.
- La France réclame un exercice de l’Otan au Groenland.
- Davos 2026, tensions autour des ambitions américaines.
Le Groenland au centre des débats à Davos
Difficile d’ignorer la tension qui monte à la veille du forum économique de Davos, où l’arrivée de Donald Trump ce mercredi 21 janvier 2026 nourrit toutes les spéculations. L’ancien président américain, dont le goût pour les déclarations fracassantes n’est plus à prouver, cristallise l’attention cette année autour d’un sujet brûlant : le sort du Groenland.
Ce territoire autonome danois, riche en ressources minérales et au cœur d’enjeux géostratégiques majeurs, attise ouvertement ses convoitises.
L’ambition américaine sur le Groenland
La veille du sommet, interrogé sur ses intentions vis-à-vis du territoire arctique, M. Trump a entretenu le flou : « Vous verrez bien », a-t-il lancé à la presse.
Pourtant, il ne cache pas ses ambitions. Selon lui, le contrôle du Groenland, désormais menacé par la fonte accélérée des glaces, est « vital » pour la sécurité des États-Unis et celle de l’Otan, face à la montée en puissance de la Russie et de la Chine dans l’Arctique. D’ailleurs, plusieurs réunions consacrées à ce dossier figurent à son agenda lors de son passage à Davos.
La France riposte avec une proposition forte
Ce mercredi matin, coup de théâtre venu de l’Élysée. La France a officiellement demandé la tenue d’un exercice de l’Otan au Groenland, tout en affirmant sa volonté d’y participer activement. Derrière cette annonce se profile une stratégie claire : envoyer un signal fort quant à l’engagement européen sur les questions arctiques et rappeler que l’équilibre régional ne saurait être dicté unilatéralement.
L’Otan et ses exercices : mode d’emploi
Mais concrètement, que signifie organiser un tel exercice ? Sur son site officiel, l’Otan détaille trois catégories principales :
- LIVEX : simulations réelles impliquant des forces sur le terrain ;
- CPX : exercices centrés sur les commandements et leurs états-majors ;
- études théoriques : analyses sur cartes ou débats stratégiques.
Ces outils permettent à l’Alliance de tester ses tactiques et sa coordination.
Dans ce contexte inédit où enjeux climatiques, intérêts miniers et rivalités entre superpuissances s’entremêlent dans le Grand Nord, le sommet de Davos s’annonce comme un véritable révélateur des lignes de fracture et des ambitions internationales autour du Groenland.