Donald Trump estime que l’Europe cédera facilement face à son ambition d’acquérir le Groenland

Image d'illustration. Paysages glacés du groenlandADN
Donald Trump estime que les pays européens ne s’opposeraient pas fermement à ses ambitions concernant le Groenland. Selon l’ancien président américain, la résistance européenne face à son projet d’annexer ce territoire arctique resterait limitée.
Tl;dr
- Trump insiste sur le contrôle du Groenland.
- L’UE envisage des représailles commerciales.
- Un sommet international proposé pour débattre.
Une pression américaine persistante autour du Groenland
À peine la riposte européenne annoncée, Donald Trump maintient sa ligne dure. Le président américain, fidèle à son style provocateur, affirme que les dirigeants européens « ne vont pas résister beaucoup » à ses ambitions de s’emparer du Groenland.
Interrogé en Floride ce 19 janvier 2026, il martèle : « Nous devons l’avoir », bien décidé à placer ce territoire autonome danois sous la bannière étoilée. Une position qui ne manque pas de susciter des tensions sur la scène internationale.
Davos et Paris : la diplomatie s’active
Face à cette escalade, le locataire de la Maison-Blanche a annoncé vouloir réunir les « différentes parties » lors du Forum économique mondial de Davos. En coulisses, les initiatives se multiplient : selon l’entourage d’Emmanuel Macron, ce dernier aurait proposé un sommet du G7 à Paris dès le 22 janvier.
Sa suggestion va plus loin, puisqu’il envisage d’y convier non seulement les Russes – une première depuis quatre ans de guerre en Ukraine – mais aussi les Ukrainiens, les Danois et même les Syriens, afin d’aborder ouvertement les divergences concernant le Groenland.
L’Europe menace de répliquer, Washington hausse le ton
Dans cette atmosphère tendue, l’Union européenne planche sur des mesures de rétorsion face aux menaces américaines. Mais côté américain, l’avertissement est clair : pour Scott Bessent, secrétaire au Trésor, « ce serait très mal avisé pour l’UE de prendre des mesures de rétorsion commerciales contre les États-Unis à cause du Groenland ». Devant la presse, il martèle que le président considère le territoire arctique comme un « actif stratégique pour les États-Unis » et qu’il n’est pas question de confier la sécurité régionale à d’autres.
Voici comment Washington justifie historiquement ses ambitions territoriales :
- Achat du canal de Panama aux Français ;
- Acquisition des îles Vierges aux Danois durant la Première Guerre mondiale ;
- Mise en garde face aux influences chinoises croissantes au Groenland.
Entre prix Nobel et enjeux géopolitiques
La rhétorique présidentielle se nourrit également de considérations plus personnelles. Selon certains messages adressés à la Première ministre norvégienne, Donald Trump lie désormais sa revendication sur le Groenland à son échec au prix Nobel de la paix. Après une campagne acharnée pour décrocher cette distinction – finalement attribuée à l’opposante vénézuélienne María Corina Machado –, il laisse entendre qu’il n’a plus à se préoccuper « uniquement de la paix », estimant que tant que le Groenland échappera aux États-Unis, « le monde ne sera pas sûr ».
Si certains dans son entourage balayent ces arguments comme « fadaises », force est de constater que la question du Groenland cristallise désormais rivalités stratégiques et ressentiments personnels. Sur fond de pressions économiques et diplomatiques inédites entre Washington et Bruxelles, ce dossier s’impose comme l’une des toutes premières crises internationales majeures de 2026.