Le Groenland rejette avec force l’ambition d’annexion formulée par Donald Trump

Image d'illustration. Paysage pittoresque de la côte du groenlandADN
Le Groenland exprime une opposition résolue face aux ambitions de Donald Trump concernant son territoire, affirmant sa volonté de préserver son identité et son autonomie face à tout projet d'annexion ou d'invasion américaine.
Tl;dr
- Trump relance les ambitions américaines sur le Groenland.
- Le parlement local réagit fermement aux menaces.
- Danemark et Otan s’opposent à toute annexion.
Tensions renouvelées autour du Groenland
En ce début d’année, l’actualité internationale s’est soudainement tendue après de nouvelles déclarations de Donald Trump. Tout juste une semaine après un épisode houleux au Venezuela, le président américain a ravivé les spéculations sur un possible contrôle du Groenland, territoire autonome relevant du Danemark.
Vendredi 9 janvier 2026, face à la presse réunie à la Maison Blanche, il a multiplié les allusions provocatrices, affirmant : « Soit avec la manière douce, soit avec la manière forte ».
L’ombre d’une transaction contestée
Pour justifier ces velléités, Donald Trump invoque la nécessité pour les États-Unis de garantir leur sécurité dans l’Arctique, arguant des tensions croissantes avec Pékin et Moscou. Selon ses dires, la prise de contrôle du Groenland serait ainsi cruciale face aux ambitions russes et chinoises dans la région.
Si l’idée d’un « achat » est officiellement évoquée par la Maison Blanche, aucune modalité concrète n’a été avancée à ce stade. La possibilité d’une intervention militaire n’a pas été écartée non plus – même si cette option demeure hautement polémique.
L’Europe réagit vivement
La riposte n’a pas tardé. Les cinq partis représentés au parlement local groenlandais se sont prononcés en bloc contre toute forme de mainmise américaine. Dans le même temps, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a adressé un avertissement sans équivoque : « Une attaque contre un membre de l’Alliance signifierait la fin de tout », a-t-elle déclaré en référence à l’article central de l’Otan.
Car il faut rappeler que le Danemark – et donc le Groenland – demeure partie intégrante de cette alliance militaire occidentale.
Divers scénarios sur la table
Face à ces tensions grandissantes, plusieurs issues restent possibles selon les observateurs :
- Négociation diplomatique, même si elle semble compromise par les postures actuelles ;
- Status quo forcé, sous pression internationale accrue ;
- Crispation durable au sein de l’Otan, au risque de fissurer son unité.
À ce stade, le président américain laisse planer l’incertitude. Lors d’un entretien accordé au New York Times jeudi dernier, il a reconnu qu’il pourrait devoir choisir entre préserver l’intégrité de l’Alliance atlantique et poursuivre ses ambitions territoriales. Reste à voir quelle direction prendra cette séquence aux allures de bras de fer diplomatique.