Donald Trump revendique le contrôle du Venezuela après l’arrestation de Nicolás Maduro

Image d'illustration. Vue panoramique du coucher de soleil sur caracasADN
Donald Trump a annoncé que les États-Unis contrôlent désormais la situation au Venezuela, après l’arrestation de Nicolas Máduro. Cette déclaration intervient alors que Washington renforce son implication dans la crise politique vénézuélienne.
Tl;dr
- Trump affirme contrôler le Venezuela après la capture de Maduro.
- La vice-présidente Delcy Rodriguez nommée dirigeante par intérim.
- Maduro jugé à New York pour narcoterrorisme.
Venezuela : bras de fer diplomatique et enjeux pétroliers
Alors que le monde retient son souffle, la situation au Venezuela ne cesse de se complexifier. Depuis l’exfiltration spectaculaire du président Nicolás Máduro, samedi 3 janvier, les Etats-Unis de Donald Trump multiplient les déclarations fracassantes.
L’homme fort de Washington n’a pas hésité à affirmer, lors d’une conférence depuis Air Force One, que « Nous sommes aux commandes », revendiquant ainsi une mainmise sur les affaires vénézuéliennes.
Un président déchu face à la justice américaine
Transféré sous haute surveillance à New York, Nicolás Máduro est désormais dans le viseur de la justice américaine. Inculpé pour « narcoterrorisme » et trafic de drogue, il doit comparaître ce lundi devant un juge fédéral. Plusieurs chefs d’accusation pèsent contre lui : importation massive de cocaïne aux Etats-Unis, détention illégale d’armes automatiques…
Sa femme, Cilia Flores, tout comme le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello, considéré comme une figure majeure du régime déchu, sont également poursuivis. Selon l’acte d’accusation, ils auraient collaboré avec les guérilleros des FARC, qualifiés de groupe terroriste par Washington, pour faciliter l’acheminement de tonnes de drogue vers l’Amérique du Nord.
Le flou politique persiste à Caracas
L’incertitude politique règne désormais au sein du pouvoir vénézuélien. Malgré les déclarations péremptoires du gouvernement américain, c’est bien la vice-présidente Delcy Rodriguez qui a été nommée cheffe d’État par intérim par la Cour suprême locale. Pragmatisme ou simple stratégie ? Elle affiche sa volonté d’apaisement en invitant Washington à un dialogue « équilibré et respectueux fondé sur l’égalité souveraine et la non-ingérence ». Néanmoins, le ton employé par Donald Trump, loin d’être conciliant, laisse peu de place au doute quant à ses intentions : exploiter les immenses réserves pétrolières du pays – parmi les plus importantes au monde – apparaît comme un objectif assumé.
Voici ce qui alimente actuellement les crispations internationales :
- Légalité contestée de l’intervention américaine, dénoncée devant l’ONU.
- Pétrole vénézuélien, enjeu géostratégique majeur entre grandes puissances.
- Souveraineté nationale menacée, alors que Caracas tente d’éviter toute tutelle étrangère.
L’ONU sous pression et avenir incertain
Face à ces tensions croissantes, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’apprête à débattre d’urgence sur demande du gouvernement vénézuélien. Si certains pays condamnent fermement cette « opération de police » menée par Washington, d’autres observent prudemment l’évolution du bras de fer. Reste à voir si cette crise trouvera une issue négociée ou si elle marquera une nouvelle ère d’ingérence assumée dans cette région stratégique.