En bref
- Scream 7 bat les prévisions au lancement
- La critique reste pourtant très sévère
- Le bouche-à-oreille sera décisif ensuite
Le démarrage est énorme. Scream 7 a récolté environ 59 millions d’euros (64,1 millions de dollars) aux États-Unis pour son premier week-end, avec un total mondial proche de 89 millions d’euros (97,2 millions de dollars). Pour la saga, c’est un cap inédit.
Un record immédiat pour la saga
Ce lancement dépasse largement les attentes. Avant la sortie, les projections tournaient plutôt autour de 41 à 46 millions d’euros (45 à 50 millions de dollars) sur le marché américain. Le film a donc fait beaucoup mieux, et assez nettement.
Autre point marquant, ce score passe devant le départ de Scream VI. À l’échelle mondiale, Scream 7 fait même déjà plus que l’ensemble de la carrière cinéma de Scream 4. Dit autrement, le film a frappé très fort tout de suite, ce qui reste le signal que regardent d’abord les studios.
La critique dit non, le public se déplace
C’est là que le contraste saute aux yeux. Le retour de Neve Campbell, très attendu, n’a pas vraiment inversé la tendance du côté des critiques. Les premiers avis placent même ce septième épisode parmi les moins bien reçus de la franchise.
Mais le public, lui, s’est déplacé. Et c’est tout le paradoxe. Une mauvaise réception critique n’empêche pas toujours un film d’horreur de partir très vite, surtout quand la marque reste forte et que les fans veulent voir par eux-mêmes. Scream garde visiblement ce pouvoir d’attraction, ce qui n’est pas rien après autant d’épisodes.
Le plus dur commence après l’effet nouveauté
Rien n’est joué pour autant. Dans l’horreur, les grosses ouvertures peuvent être trompeuses, parce que la fréquentation chute parfois brutalement dès la deuxième semaine. L’exemple récent de The Conjuring: Last Rites, parti très haut avant de reculer fortement ensuite, pousse à la prudence.
La vraie question, maintenant, c’est la tenue. Si le bouche-à-oreille reste faible, Scream 7 peut vite perdre de l’élan malgré son départ record. Si les spectateurs suivent, alors le film confirmera que la franchise reste une valeur sûre pour Paramount.
Et ce détail compte, parce qu’un huitième film est déjà en préparation. Le studio a donc une base solide. Reste un point, quand même, pour durer vraiment, la série devra sans doute retrouver un peu de souffle créatif en plus de sa force commerciale.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi parle-t-on d’un démarrage historique ?
Parce que Scream 7 signe le meilleur lancement de toute la série sur son premier week-end aux États-Unis. Il dépasse aussi les prévisions de départ, ce qui montre un intérêt du public plus fort qu’attendu.
Le mauvais accueil critique peut-il vraiment freiner le film ?
Oui, surtout après les premiers jours. Les fans les plus fidèles vont souvent en salle dès la sortie. Ensuite, ce sont les avis des spectateurs qui prennent le relais. Si ces retours restent tièdes, la baisse peut être rapide.
Pourquoi les films d’horreur chutent-ils souvent vite ?
Le genre fonctionne beaucoup sur l’événement et la curiosité immédiate. Une partie importante du public se précipite au début, puis l’élan retombe si le film ne crée pas de recommandation durable autour de lui.
Que dit déjà la préparation d’un huitième volet ?
Elle montre surtout que Paramount continue de croire au potentiel commercial de la licence. Un feu vert aussi rapide ne garantit pas la qualité du prochain film, mais il confirme que la marque Scream reste rentable.