Les assistants du SAMU sont actuellement en grève dans 69 centres départementaux sur 100. Leurs demandes concernent des revalorisations salariales et des embauches.
Cela fait plus d’un mois que les assistants de régulation médicale (ARM) du SAMU font grève, et possiblement que ce mouvement n’apparaît pas évident pour une majorité de personnes. Pourtant, 69 centres départementaux sur 100 suivent cette grève. Yann Rouet, coprésident de l’Association française des assistants de régulation médicale (Afarm), indique en fait que les ARM grévistes sont « généralement assignés par l’administration, et donc à leur poste ». Par conséquent, est-il ajouté dans des propos rapportés par Le Monde, cette grève illimitée n’a « aucun impact sur la qualité de réponse pour les Français ».
Soignants et généralistes manquant à l’appel : les ARM en première ligne de secours
Du fait d’hôpitaux manquant de soignants ou de généralistes absents, les autorités invitent à « appeler le 15 » en premier secours. Et M. Rouet de souligner que « cela engendre forcément une activité supplémentaire » pour les ARM, de l’ordre « de 30%, comme l’été dernier ».
Grève illimitée : « une reconnaissance de la pénibilité actuelle » demandée
Que demandent ces assistants du SAMU ? « On réclame une reconnaissance de la pénibilité actuelle », soit une prime de 100 euros par mois. Le coprésident de l’Afarm ajoute que sont également souhaitées des précisions sur les nouvelles grilles promises « lors du passage de la loi Rist », au moment où « la profession a été reconnue comme profession de santé ».
Des embauches aussi réclamées
L’association se veut aussi en recherche d’embauches, et plus particulièrement d’« environ huit cents ARM ». De nouvelles forces nécessaires pour répondre aux besoins actuels et futurs, alors que le gouvernement a pour projet de généraliser le service d’accès aux soins (SAS) d’ici la fin de l’année.