En bref
- Le 25 novembre mêle traditions sociales et religieuses
- La date reste liée au célibat féminin
- Le jardinage y tient aussi une place forte
Le 25 novembre a ce côté un peu rare, une date qui rassemble des usages très différents sous un même nom. La Sainte-Catherine, c’est à la fois une fête chrétienne, un repère pour les jardiniers et une journée restée associée aux célibataires.
Une fête ancienne qui a gardé plusieurs visages
Du côté religieux, la journée renvoie à Catherine d’Alexandrie. Mais dans la vie courante, ce sont surtout les traditions qui ont survécu. Certaines touchent à la vie sociale, d’autres aux plantations d’automne, et c’est justement ce mélange qui frappe encore aujourd’hui.
Le célibat n’a plus le même sens qu’autrefois
La figure la plus connue reste celle de la catherinette, cette femme de plus de 25 ans non mariée qui, selon la tradition, porte un chapeau pour la Sainte-Catherine. Longtemps, le célibat a été regardé comme une anomalie. Ce regard a changé.
Avec les années, il s’est largement banalisé et peut relever d’un choix personnel. Les chiffres cités par l’Insee pour 2012 donnent une idée de cette évolution, avec 35,5 % de femmes célibataires et 42,4 % d’hommes célibataires en France. La journée garde donc sa charge symbolique, mais elle ne raconte plus la même société.
Le dicton du jardinage, utile mais pas automatique
Il y a aussi le versant jardinage, porté par un dicton bien connu, « à la Sainte Catherine, tout bois prend racine ». En gros, la période est réputée favorable pour planter des arbres, des rosiers ou des arbustes.
Mais la formule a ses limites. La météo compte, tout comme la qualité du sol. S’il pleut trop ou si le gel est déjà là, planter ce jour-là n’a rien d’idéal. Certains jardiniers préfèrent donc avancer leur calendrier quand les bonnes conditions arrivent avant le 25 novembre.
Un détail existe aussi autour des pruniers dits Sainte-Catherine, une variété de pruniers domestiques dont les fruits rappellent les mirabelles par leur goût.
Une célébration religieuse et des foires bien ancrées
La fête du 25 novembre reste célébrée chez les chrétiens. Catherine d’Alexandrie est présentée comme la patronne de nombreux métiers, parmi lesquels les barbiers, les étudiants, les drapiers, les philosophes, les notaires ou encore les potiers. La liste est longue, et elle dit quelque chose de l’ancien enracinement de cette date.
Sur le terrain, la tradition passe aussi par la foire. Des rendez-vous de la Sainte-Catherine ont lieu notamment dans l’Aisne et en Franche-Comté, autour d’une grande foire agricole et artisanale. Résultat, la journée continue d’exister bien au-delà du simple calendrier religieux.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi parle-t-on des catherinettes le 25 novembre ?
Le mot désigne, dans la tradition, les femmes de plus de 25 ans qui ne sont pas mariées. La coutume du chapeau de catherinette s’est imposée comme le symbole le plus connu de la Sainte-Catherine, même si son poids social n’est plus celui d’autrefois.
Le dicton sur les plantations est-il toujours valable ?
Pas systématiquement. Il repose sur une idée simple, l’automne peut offrir de bonnes conditions d’enracinement. Mais un sol détrempé ou gelé change la donne, ce qui explique pourquoi des jardiniers ne s’en tiennent pas strictement au 25 novembre.
Qui est Catherine d’Alexandrie ?
Il s’agit d’une figure chrétienne à laquelle le 25 novembre est associé. Dans la tradition, elle protège plusieurs métiers et groupes, des artisans aux étudiants, ce qui a contribué à faire de cette date un repère durable dans le calendrier.
Les foires de la Sainte-Catherine concernent quoi exactement ?
Elles prennent la forme de foires agricoles et artisanales. Autrement dit, on est dans des rendez-vous populaires liés à la vie locale, au commerce et aux savoir-faire, pas seulement dans une commémoration religieuse.