Rougeole : La HAS préconise la vaccination obligatoire pour les soignants
La Haute autorité de santé a rendu public son second volet de recommandations vaccinales à destination des personnels soignants.
La plupart du temps, le gouvernement suit les recommandations de la HAS. Ce jour, la Haute autorité de santé indique sur quoi il faut mettre l’accent, dans son communiqué : « Mettre en œuvre pour les professionnels une obligation d’immunisation contre la rougeole » et « maintenir les recommandations de vaccination contre la coqueluche, la grippe, l’hépatite A et la varicelle ».
Fin mars dernier, dans son premier volet de recommandations, elle préconisait la levée de l’obligation de vaccination contre le Covid-19, et le gouvernement avait suivi.
Rougeole : des personnels de santé impliqués
D’après la HAS, des études menées par Santé publique France démontrent que les professionnels de santé sont impliqués dans 75 à 83 % des cas de rougeole en établissement de santé en France. Un fait qui la conduit à écrire :
Cette contagiosité, combinée à l’existence d’un vaccin proposant une protection efficace (supérieure à 95% après un schéma vaccinal complet) et durable (à vie, pour les personnes non immunodéprimées), conduisent la HAS à préconiser une obligation d’immunisation contre la rougeole.
En supplément d’une vaccination, un test sérologique pourra être fait pour connaître le statut immunitaire du professionnel concerné.
Grippe : pas suffisamment de vaccination
En ce qui concerne la grippe saisonnière, l’autorité de santé maintient le caractère non obligatoire de la vaccination. Cependant, elle pointe une couverture vaccinale chez les personnels soignants « de l’ordre de 22 à 25,9% en 2021-2022, bien loin de l’objectif fixé à 70 % ».
Mais pour autant, pas question de rendre la vaccination obligatoire car « l’efficacité inconstante selon les années de la vaccination antigrippale ; et l’insuffisance des données disponibles à ce jour sur le fardeau de la grippe nosocomiale chez les personnes prises en charge et sur l’impact de la vaccination des soignants sur ce fardeau ».
Dans le premier volet du rapport rendu public en mars, la HAS avait maintenu les recommandations vaccinales relatives à la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et l’hépatite B.