Revalorisation de l’allocation de soutien familial : un coup de pouce, et c’est tout ?

Depuis le 1er novembre, l'allocation de soutien familial est revalorisée de 50%. Une aide bienvenue mais qui, pour certaines familles, ne rendra pas le quotidien sensiblement plus confortable.

Une femme surprise par le revalorisation de l'impôt sur le revenu
Image d'illustration. Une femme surprise par le revalorisation de l'impôt sur le revenu — ADN

Parmi les changements mis en place depuis le 1er novembre dernier, la revalorisation de 50% de l’allocation de soutien familial (ASF). Concrètement, les familles bénéficiaires, 800 000 en France, vont voir leur ASF passer de 122,93 à 184,39 euros, par mois et par enfant. Nos confrères d’Europe 1 sont allés à la rencontre de foyers qui, bien qu’accueillant volontiers cette revalorisation, ne peuvent la voir comme un bouleversement dans leur porte-monnaie.

Allocation de soutien familial revalorisée : des familles témoignent de budgets serrés

Marie est une mère de famille sans emploi depuis 5 ans et qui élève seule sa fille de 8 ans. Chaque mois, elle perçoit 1 184 euros, incluant l’ASF. Et de témoigner de fréquences dépenses nécessaires pour un enfant en pleine croissance : « Les vêtements, surtout les sous-vêtements, les enfants grandissent vite, il faut quand même les renouveler tous les trois à six mois. Parfois, il y a des dépenses à faire pour les sorties scolaires ».

« Ça va pas nous permettre de vivre plus confortablement »

Les 60 euros supplémentaires que touchera Marie, reconnaît-elle, ne modifieront pas son quotidien en profondeur : « J’aurai une marge supplémentaire pour finir la fin de mois mais ça va pas nous permettre de vivre plus confortablement. Ça va aider à la faire patienter moins longtemps quand elle aura besoin de changer une paire de baskets ».

« Il aurait fallu qu’il y ait la gratuité à bien des niveaux »

Nassira élève pour sa part trois enfants et vit avec 850 euros par mois, soient 250 euros sous le seuil de pauvreté. Pour elle, le coup de pouce du gouvernement doit s’observer d’autres manières : « Il aurait fallu qu’il y ait la gratuité à bien des niveaux pour ne pas avoir des factures supplémentaires, les fournitures scolaires par exemple ».

Gael Brulin

Spécialiste Économie

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