Report du congé de naissance : la mise en place finalement prévue pour l’été 2026

Image d'illustration. Bébé paisible dormant dans un berceauADN
Le congé de naissance, initialement prévu pour être appliqué prochainement, ne sera effectif qu’en 2026. Les autorités ont communiqué une nouvelle échéance, décalant l’entrée en vigueur de cette mesure très attendue par les futurs parents.
Tl;dr
- Le nouveau congé de naissance débute en juillet 2026.
- Parents concernés : enfants nés ou adoptés dès janvier 2026.
- Indemnisation supérieure au congé parental actuel.
Mise en œuvre reportée pour le nouveau congé de naissance
Prévu initialement pour le début de l’année prochaine, le très attendu congé de naissance ne sera finalement accessible qu’à compter de juillet 2026.
Cette annonce, faite par le ministère de la Santé et des Familles ce vendredi 26 décembre, vient clore une période d’incertitude alimentée par les tractations parlementaires et les multiples changements au sein du gouvernement. Si l’Assemblée nationale avait espéré une entrée en vigueur dans l’année à venir, la date définitive repousse encore l’application du dispositif.
Une mesure pour faire face à la baisse de la natalité
Derrière cette réforme se profile la volonté affichée d’Emmanuel Macron d’enrayer le recul démographique que connaît actuellement la France. Évoqué dès janvier 2024 dans le cadre du plan de « réarmement démographique », ce nouveau dispositif vise à offrir une alternative plus attractive au traditionnel congé parental, souvent jugé peu incitatif et mal indemnisé.
Détails pratiques et modalités d’application
Les parents accueillant un enfant — par naissance ou adoption — entre janvier et mai 2026, ou dont la date de naissance était prévue sur cette période, bénéficieront eux aussi du congé même si celui-ci n’est officiellement opérationnel qu’à partir du mois de juillet. Le gouvernement leur accorde un délai exceptionnel jusqu’à fin 2026 pour prendre ce nouveau congé. Néanmoins, ceux qui deviendront parents au tout début de l’année devront patienter ou recourir à des solutions moins avantageuses (congé parental classique ou reprise temporaire du travail), faute d’autre choix immédiat — une situation qui risque fort de compliquer l’organisation familiale dans les premiers mois.
Concrètement, le dispositif viendra compléter les actuels congés maternité (16 semaines) et paternité (28 jours). D’une durée flexible d’un ou deux mois selon les besoins, il sera fractionnable et pourra être pris par les deux parents en alternance ou simultanément. La nouveauté majeure réside dans son niveau d’indemnisation : fixé à environ 70 % du salaire net le premier mois puis à 60 % le second (selon décret à paraître), soit nettement supérieur au régime actuel du congé parental.
Bénéficiaires élargis et modalités concrètes
Ce nouveau droit ne se limite pas aux seuls salariés : indépendants, agents publics, militaires, non-salariés agricoles ou encore bénéficiaires des régimes spéciaux y auront également accès. En complément, il reste possible de cumuler avec les dispositifs existants ou de fractionner selon sa situation familiale.
Pour mémoire, voici comment se décomposent désormais les possibilités offertes aux parents :
- Congé maternité : six semaines avant le terme puis dix semaines après.
- Congé paternité : quatre jours obligatoires suivis d’une période facultative fractionnable.
- Nouveau congé de naissance : un à deux mois supplémentaires mieux indemnisés.
À bien des égards, ce report pourrait s’avérer frustrant pour celles et ceux qui espéraient bénéficier rapidement d’une amélioration substantielle des droits parentaux. Mais cette nouvelle étape marque néanmoins un tournant vers davantage de flexibilité et de soutien aux jeunes familles françaises.