Le pourcentage océanique protégé n'est pas évident à établir, même si dans tous les cas, la proportion avancée reste minime.
En cette journée mondiale des océans, la préservation de ces derniers s’impose comme un sujet inévitable. Devant des problématiques comme la pollution et le dérèglement climatique, ces espaces se doivent ainsi de faire l’objet d’une surveillance toute particulière. Tel que le rapportait The Pew Charitable Trusts en 2020, deux mesures visaient à une meilleure protection des océans : « l’objectif de développement durable 14 des Nations Unies et l’objectif 11 de la Convention sur la diversité biologique ».
En 2020, un objectif d’au moins 10% d’océans protégés
Il y a donc trois ans, on estimait qu’au moins 10% des océans devaient être protégés. Dans les faits, il apparaissait difficile de vérifier si cet objectif avait été atteint. D’après la base de données mondiale sur les zones protégées des Nations Unies, plus de 15 000 aires marines protégées (AMP) protégeaient 27 millions de km² de surface océanique, soit environ 7%. Le but de 10% n’était pas donc si loin, mais c’était sans compter sur le caractère même d’une AMP.
De la complexité de définir une AMP
Le terme d’AMP est employé pour parler de gestion océanique, mais selon les situation, cette implication est plus ou moins marquée et plus ou moins efficace. De plus, nous dit-on, « certains pays autorisent même l’exploitation minière et la pêche industrielle dans les AMP alors que ces activités ne respectent pas les normes de l’UICN. »
Une protection qui serai tau minimum de 5%
En prenant appui sur sa banque de données Atlas of Marine Protection, le Marine Conservation Institute avait procédé à une évaluation qui avait délivré un constat plus sombre encore, mais a priori plus proche de la réalité : seule 5% de la surface océanique serait ainsi gérée telle une AMP.