Primaire à gauche : Julien Dray évoque un « code d’éthique » à respecter
Le conseiller régional d'Île-de-France Julien Dray a déclaré mercredi qu'il entrevoyait notamment la mise en place d'un code d'éthique dans le cadre d'une primaire à gauche.
Si, en début de mois, l’ex-député européen Daniel Cohn-Bendit apparaissait pessimiste quant à l’éventualité d’une primaire à gauche, le conseiller régional d’Île-de-France Julien Dray semble quant à lui toujours entrevoir cette élection. C’est ce qu’il a en tout cas laissé entendre mercredi sur le plateau de l’émission Questions d’info de LCP, France Info, Le Monde et l’AFP.
L’ancien député de l’Essonne a ainsi signifié que pour permettre la mise en place d’une primaire à gauche, « il y a deux conditions qui sont simples, qui sont qu’il y ait un code d’éthique dans le déroulement de cette primaire, […] qu’on se respecte; et surtout […] qu’on arrive au soir de cette primaire à ce que celui qui est désigné rassemble. Il devra tenir compte […] des différences qui se seront exprimées, il devra les intégrer dans son projet, mais il faudra se rassembler derrière lui ».
Julien Dray : un « contrat de gouvernement » dans une primaire à gauche
Et de poursuivre : « On a même donné un élément supplémentaire. On a donné l’élément de dire à ceux qui seraient dans cette primaire avec nous en tant que forces politiques qu’il y aurait un contrat de gouvernement, et qu’on souhaite qu’il y ait un dispositif qui permette la vérification de l’application de ce contrat de gouvernement de manière régulière ».
« Nous, nous la souhaitons »
Celui qui demeure secrétaire national du Parti socialiste (PS) a ajouté que son camp veut la tenue de ce scrutin : « Nous, nous la souhaitons […] on a même accepté des dates ». Quant à savoir si le PS devrait présenter un ou plusieurs candidats, Julien Dray a indiqué « qu’à ce stade le PS doit avoir un candidat, pour moi, c’est Hollande, après ce sera aux militants socialistes de décider ».
Enfin, sur le cas de l’ex-ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, le conseiller régional d’Île-de-France a fait savoir que si celui-ci « veut être candidat à titre individuel dans une primaire, on ne pourra pas l’empêcher ».