Pourquoi l’Hépatite E, une menace silencieuse, alarme les autorités sanitaires ?

Image d'illustration. virus inconnuADN
En France, on enregistre annuellement des milliers de cas d'hépatite E, une maladie qui est généralement asymptomatique, mais qui peut évoluer de manière grave. Quels sont les signes à surveiller pour cette maladie?
Tl;dr
- L’hépatite E, maladie infectieuse, recense des milliers de cas en France chaque année.
- Transmise principalement par voie alimentaire, elle peut prendre des formes graves.
- Prévention recommandée en l’absence de vaccin et d’antibiotiques adaptés.
L’hépatite E : une menace silencieuse
La France, chaque année, est le théâtre de milliers de cas d’hépatite E, une maladie infectieuse qui, bien que souvent asymptomatique, peut prendre des formes graves, notamment chez les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et celles atteintes d’hépatopathie chronique. Depuis 2022, environ 3 000 cas symptomatiques ont été recensés, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).
Transmission : une affaire d’alimentation
Le virus de l’hépatite E se transmet principalement par voie alimentaire. Dans les pays industrialisés, la consommation de produits contaminés issus d’un animal porteur du virus, comme la viande et les abats de porc, de sanglier et de cerf, surtout lorsqu’ils sont crus ou insuffisamment cuits, est la principale cause d’infection. Les professionnels ayant un contact régulier avec des animaux vivants ou leurs carcasses, comme les vétérinaires, les éleveurs de porcs et les chasseurs, sont particulièrement exposés.
Symptômes : un ennemi souvent invisible
Après une durée d’incubation de 20 à 75 jours, l’hépatite E se manifeste sous deux formes principales : une forme asymptomatique dans plus de 70 % des cas et une forme symptomatique, similaire à celle de l’hépatite A, entraînant nausées, vomissements et douleurs abdominales. Dans environ 15 % des cas, des manifestations extra-hépatiques, telles que des atteintes neurologiques et rénales, peuvent survenir.
Prévention : en l’absence de vaccin
« Dans la mesure où il n’existe aucun vaccin et que les antibiotiques ne constituent pas un traitement adapté (s’agissant d’une maladie virale), la prévention est donc de rigueur. » avertit l’Anses. Il est recommandé de se laver soigneusement les mains avant et après la manipulation de foie de porc cru, de cuire suffisamment les aliments contenant du foie de porc cru et d’éviter le contact avec les animaux vivants, les carcasses ou les produits animaux en cas d’hépatite E récente.