Pourquoi les jardinières en cuivre gagnent du terrain au jardin

Face aux pots en plastique, le cuivre séduit par sa durée de vie, sa recyclabilité et sa patine. Un choix moins courant, mais plus durable.

Jardinier rempotant une jardinière en cuivre
Image d'illustration. Le cuivre s’impose face aux pots en plastique. — ADN

En bref

  • Le cuivre dure bien plus longtemps que le plastique
  • Il se recycle sans perdre en qualité
  • Sa fabrication reste toutefois énergivore

Le cuivre n’est pas seulement un choix décoratif au jardin. Pour des jardinières, son principal intérêt est plus simple, il dure. Là où un pot en plastique peut finir par se fissurer ou devenir cassant après des années dehors, le cuivre supporte mieux le temps et les intempéries.

Le vrai atout, c’est le temps

Avec les saisons, le cuivre développe naturellement une patine vert-bleu, le vert-de-gris, qui le protège. C’est une différence nette avec le plastique, souvent choisi pour son prix, sa légèreté et son côté pratique, mais qui ne vieillit pas toujours bien en extérieur.

Ce n’est pas nouveau. Si le cuivre sert depuis des siècles, des toitures aux ustensiles de cuisine, c’est justement pour sa résistance à la corrosion et sa malléabilité. Pour une jardinière ou un treillis, cette capacité à tenir dans le temps compte beaucoup.

Un matériau qui ne finit pas vite à la benne

L’argument écologique part de là. Un objet conçu pour durer évite des remplacements réguliers, et donc des déchets répétés. Dans le cas d’une jardinière en cuivre bien fabriquée et entretenue, l’idée est même qu’elle puisse être conservée pendant des générations.

Bon, aucun matériau n’est sans impact. La production de cuivre demande beaucoup d’énergie et de ressources naturelles. Mais sur la durée, choisir un contenant qu’on ne remplace pas tous les quelques ans reste une approche plus durable que d’accumuler des pots en plastique usés.

Autre point pratique, le cuivre garde de la valeur, même lorsqu’il est ancien ou abîmé. Résultat ? Il a beaucoup moins de chances de finir en décharge.

Le recyclage change aussi la donne

Le cuivre a un avantage très net sur ce terrain. Il peut être recyclé encore et encore, sans perte de qualité. En gros, le même métal peut servir à fabriquer de nouveaux objets presque indéfiniment.

Le plastique n’est pas totalement hors jeu. Des solutions existent pour recycler ou réemployer les pots horticoles, et beaucoup de jardineries les acceptent désormais. Mais l’intérêt du cuivre reste sa capacité à entrer dans une boucle de recyclage durable, sans dégradation du matériau.

Pourquoi on en voit encore si peu

C’est peut-être le paradoxe de ce matériau. D’après International Copper Association, environ les deux tiers de tout le cuivre produit depuis les années 1920 sont encore en usage aujourd’hui. Peu de matériaux peuvent en dire autant.

Et pourtant, les jardinières en cuivre restent assez rares dans les jardins. Le coût de fabrication énergétique pèse dans le bilan, bien sûr, mais leur combinaison entre longévité, recyclage et aspect qui s’embellit avec le temps leur donne une place à part parmi les alternatives au plastique.

Jérôme Nelra

Spécialiste Loisirs

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