En bref
- Deux variétés améliorent nettement la récolte
- Un sol acide reste indispensable
- Eau, soleil et drainage font la différence
On peut faire pousser des myrtilles en pot sur un balcon, une terrasse ou un porche, mais la récolte dépend d’un point simple, installer plus d’un plant. La culture de plusieurs arbustes permet une pollinisation croisée, avec à la clé des fruits plus gros, plus juteux et des récoltes plus abondantes.
Deux plants, et pas n’importe lesquels
Le plus efficace consiste à choisir deux cultivars différents qui fleurissent au même moment, plutôt que deux plants identiques. Certaines variétés se pollinisent seules, mais elles donnent quand même de meilleurs résultats si elles poussent à côté d’une autre variété.
Parmi les options citées, Sunshine Blue, un Vaccinium x ‘Sunshine Blue’, atteint environ 90 à 120 cm et demande peu d’heures de froid. Peach Sorbet, un V. corymbosum ‘Peach Sorbet’, reste compact, supporte bien les climats chauds et convient aux pots. Les myrtilles rabbiteye, indiquées ici comme V. corymbosum, ne se pollinisent pas seules. Enfin, Top Hat, un V. angustifolium ‘Top Hat’, a été développé pour la culture en contenant et monte à environ 60 à 90 cm.
Le bon pot et le bon mélange
La plantation peut se faire au printemps, à la fin de l’automne, ou au milieu du printemps dans les régions plus froides. Chaque plant doit aller dans un pot séparé. On commence petit, puis on rempote à mesure que l’arbuste grandit. À maturité, il faut viser un contenant d’environ 60 cm de profondeur et 60 à 76 cm de largeur.
Le substrat compte beaucoup. Il faut un terreau pour plantes acidophiles, ou un mélange à parts égales de terreau et de tourbe, avec un peu de perlite ou de sable pour améliorer le drainage. Les racines doivent être légèrement desserrées avant la mise en place, à la même profondeur que dans le pot d’origine. Ensuite, arrosage copieux, sol maintenu humide, puis une couche de paillage pour limiter l’évaporation.
Et le placement n’est pas secondaire. Le plant a besoin d’au moins six heures de soleil par jour. Si le soleil de l’après-midi tape trop fort, mieux vaut déplacer le pot ou installer un voile d’ombrage. Au moment où les fruits mûrissent, un filet protège la récolte des oiseaux et d’autres animaux.
L’entretien qui évite les mauvaises surprises
Le sol doit rester acide, avec un pH compris entre 4,5 et 5,5. La tourbe aide à abaisser ce pH, retient l’humidité et améliore aussi l’aération. Un contrôle régulier reste utile, avec ajout de soufre élémentaire si nécessaire.
Côté eau, les myrtilles en pot aiment une humidité constante, jamais détrempée. La première année, elles doivent recevoir environ 2,5 cm d’eau par semaine. Comme leurs racines peu profondes sèchent vite, il faut surveiller de près. Pour éviter que l’eau stagne, le pot peut être surélevé sur des briques ou un support métallique. L’écorce, sur environ 5 cm, aide aussi à conserver l’humidité. L’eau de pluie est recommandée, surtout si l’eau du robinet est calcaire.
La plante pousse bien entre 16 et 29 °C. En hiver, les pots doivent être déplacés dans un endroit abrité du vent froid. Il faut aussi respecter une période de froid, entre 0 et 7 °C, pour déclencher la dormance, avec un nombre d’heures qui varie selon le cultivar. Enfin, l’engrais doit être réservé aux plantes acidophiles, sans nitrates ni chlorures. L’apport se fait à la plantation, puis au début du printemps, et ensuite toutes les quatre à huit semaines pendant la saison de croissance, en arrêtant à la fin de l’été.