Pourquoi la tension chute-t-elle en position debout ? Causes, risques et solutions de l’hypotension orthostatique

Image d'illustration. Hypertension arterielleADN
Lorsque l’on passe brusquement de la position assise ou couchée à la position debout, il arrive que la pression artérielle chute temporairement. Ce phénomène, appelé hypotension orthostatique, peut entraîner vertiges et malaises, et nécessite une compréhension de ses causes, de ses dangers et des moyens d’y faire face.
Tl;dr
- Diminution brutale de la tension après s’être levé.
- Risque accru chez les personnes âgées et fragiles.
- Prévention : hydratation, mouvements lents, adaptation des traitements.
Quand se lever donne le vertige : un phénomène fréquent mais sous-estimé
Qui n’a jamais ressenti cette impression de flou, voire ce bref étourdissement en quittant son lit ou son fauteuil ? Si l’effet disparaît rapidement pour la majorité, il peut persister chez certains et traduire une réalité plus préoccupante : une chute soudaine et prolongée de la pression artérielle, baptisée hypotension orthostatique. Selon les observations relayées par Harvard Health, ce trouble gagne du terrain avec l’âge et la fragilité, sans toujours être diagnostiqué.
Mécanismes en jeu et causes multiples
En théorie, le système cardiovasculaire compense instantanément l’effet de la gravité lorsque l’on passe de la position couchée à debout. Les capteurs situés au niveau des artères du cou et du cœur détectent une moindre arrivée de sang, puis ordonnent au cœur d’accélérer et aux vaisseaux sanguins de se contracter pour stabiliser la situation. Mais voilà, avec l’avancée en âge ou certaines maladies, cette réaction réflexe ralentit. Résultat : le sang stagne quelques instants dans les jambes et le cerveau manque temporairement d’oxygène.
D’autres facteurs aggravent cette vulnérabilité :
- Médicaments agissant sur la tension (diurétiques, bêtabloquants…) ou sur la prostate.
- Maladies chroniques telles que le diabète ou la maladie de Parkinson.
- Déshydratation, parfois simplement liée à un apport hydrique insuffisant ou à l’abus d’alcool.
- Périodes prolongées d’alitement qui affaiblissent les réflexes circulatoires.
Personnes à risque : une vigilance particulière s’impose
Sans surprise, les personnes âgées sont en première ligne. Leur organisme peine davantage à réagir aux changements de posture. Autre population exposée : celles sous traitement antihypertenseur — paradoxe redoutable puisque vouloir maîtriser une tension trop haute (hypertension) peut accroître le risque d’hypotension orthostatique lors du lever. N’oublions pas ceux atteints de pathologies cardiaques ou neurologiques.
Le danger principal demeure bien sûr la chute. Un simple déséquilibre peut entraîner fracture ou traumatisme crânien, des conséquences parfois lourdes chez les plus fragiles.
Des gestes simples pour limiter les risques
Bien heureusement, plusieurs mesures permettent de prévenir ces malaises : boire suffisamment tout au long de la journée ; fractionner ses repas pour éviter les grosses chutes tensionnelles après manger ; porter des bas de contention afin de limiter le stockage sanguin dans les jambes ; se lever progressivement — pourquoi ne pas activer ses jambes avant même de quitter le lit ? Enfin, revoir avec son médecin les traitements susceptibles d’aggraver ce phénomène s’avère essentiel.
Reconnaître l’hypotension orthostatique, en comprendre les ressorts et ajuster son quotidien sont autant d’armes pour préserver autonomie et santé cardiovasculaire avec l’âge.
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