Partout en France, des faux pots de départ anticipent déjà Bayrou à Matignon le 8 septembre

Image d'illustration. Toast en plein airADN
Des pots de départ célébrant la possible nomination de François Bayrou à Matignon s’organisent déjà dans de nombreuses villes françaises pour le 8 septembre, témoignant d’une mobilisation populaire autour de cette perspective politique avant même son officialisation.
Tl;dr
- Des « pots de départ » pour protester contre Bayrou.
- Journées de grève prévues les 10 et 18 septembre.
- Mobilisation nationale menée par Attac et les syndicats.
Mobilisation inédite : « Pots de départ » pour François Bayrou
En amont d’un vote de confiance décisif à l’Assemblée nationale, le climat politique prend une tournure pour le moins singulière. Partout en France, des citoyens, soutenus par l’association Attac et plusieurs organisations syndicales, organisent des « pots de départ » en clin d’œil au possible départ du Premier ministre, François Bayrou.
Ces rassemblements, à la fois festifs et revendicatifs, prennent forme dans l’espace public, notamment devant les mairies.
Des rassemblements locaux en signe de contestation
Le lundi 8 septembre, l’agenda militant s’anime dans différentes villes. Ainsi, à Dijon ou encore à Besançon, un appel circule pour se retrouver devant l’hôtel de ville afin de marquer symboliquement ce « pot de départ ».
À Vitré, le rendez-vous est donné place du Château dès 19 heures ; une affiche visible jusque dans l’ascenseur de la gare invite à « reprendre nos vies en main ». Cette initiative nationale s’accompagne d’une forte présence sur les réseaux sociaux : le hashtag #BayrouPotdedépart ne cesse de gagner en visibilité depuis plusieurs jours.
Des journées de grève générale en perspective
Mais la mobilisation ne s’arrête pas là. Deux jours après ces événements symboliques, c’est une toute autre action qui se profile. Le mouvement « Bloquons tout », relayé par une multitude d’acteurs sur les plateformes numériques durant l’été, appelle à une journée nationale de blocages ce mercredi 10 septembre pour dénoncer la politique budgétaire défendue par le gouvernement Bayrou.
Cette dynamique contestataire est soutenue par un front uni : pas moins de huit confédérations syndicales lancent un appel commun à la grève et aux manifestations le 18 septembre sur tout le territoire.
Voici les principales revendications portées lors de ces journées :
- L’abandon du projet budgétaire actuel jugé austéritaire.
- La défense des acquis sociaux menacés.
- L’affirmation d’un refus collectif face à « l’austérité ».
Derrière la mobilisation, un rejet affirmé des choix politiques
Au fil des semaines, les oppositions se cristallisent autour du mot d’ordre : balayer l’austérité incarnée par le projet porté par François Bayrou.
Comme le soulignait récemment Marylise Léon (CFDT) : «Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné». Une formule qui résonne dans bien des cortèges alors que s’annonce une rentrée sociale sous haute tension.