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Paracétamol, ibuprofène : quand les remèdes courants deviennent source de problèmes de santé

Santé > Quotidien > Maladie > Médicament
Par Morgan Fromentin,  publié le 10 février 2026 à 11h00.
Santé
Rayons de pharmacie remplis d emballages colorés

Image d'illustration. Rayons de pharmacie remplis d emballages colorésADN

Utilisés pour soulager douleurs et fièvres, le paracétamol et l'ibuprofène sont omniprésents dans les foyers. Pourtant, leur consommation n’est pas sans risques pour la santé, surtout en cas de mauvaise utilisation ou de surdosage.

Tl;dr

  • Le mésusage médicamenteux cause de nombreux décès évitables.
  • Même les médicaments courants présentent des risques réels.
  • Prudence et information restent essentielles pour limiter les accidents.

Des chiffres alarmants sur le mésusage médicamenteux

Chaque année, en France, environ 2 760 décès et 210 000 hospitalisations sont attribués à un mauvais usage des médicaments, selon le Réseau français de centres de pharmacovigilance. Ce chiffre équivaut à près de 8,5 % des hospitalisations, soit plus d’1,5 fois le nombre de morts sur la route. Pourtant, les dangers ne se limitent pas à des traitements rares ou complexes : le quotidien des Français est, lui aussi, concerné. Du paracétamol à l’ibuprofène en passant par les antihistaminiques et autres sirops contre le rhume, aucun produit n’est exempt de risques.

L’équilibre délicat entre efficacité et toxicité

L’adage du médecin-pharmacien Paracelse – « Tout est poison, rien n’est poison : seule la dose fait le poison » – résonne encore cinq siècles après sa formulation. La frontière entre traitement et toxique est ténue ; tout dépend du dosage, du contexte et parfois même de la simple association avec d’autres substances. Le paracétamol, perçu comme inoffensif, figure ainsi en tête des causes d’hépatite médicamenteuse aiguë, pouvant conduire à une greffe de foie lors de surdosages accidentels. L’ibuprofène n’est pas en reste : utilisé abusivement ou combiné à certains traitements contre l’hypertension, il expose à des insuffisances rénales ou digestives sévères. Quant à l’aspirine, son action anticoagulante peut favoriser des hémorragies potentiellement graves.

Mécanismes d’action et vigilance accrue

Mais pourquoi tant d’effets indésirables ? En se liant à diverses cibles dans notre organisme (récepteurs, enzymes), chaque médicament déclenche non seulement son effet principal mais peut aussi interagir avec d’autres fonctions biologiques. Cette imperfection dans la sélectivité explique que l’efficacité thérapeutique va toujours de pair avec un risque potentiel – une notion synthétisée dans l’index thérapeutique. À cela s’ajoutent les facteurs individuels : maladies du foie ou des reins ralentissent l’élimination des molécules ; l’alcool potentialise la sédation provoquée par les anxiolytiques ; enfin, certaines plantes médicinales ou compléments alimentaires (le millepertuis notamment) peuvent bouleverser le métabolisme d’autres traitements.

Les recommandations suivantes permettent d’éviter nombre d’accidents :

  • Lire la notice avant toute prise.
  • Éviter l’automédication prolongée ou cumulative.
  • Ne jamais partager ses prescriptions.

Sécurité : une responsabilité partagée

Avant d’être mis sur le marché, chaque médicament subit une évaluation stricte par l’ANSM, qui analyse bénéfices et risques pour fixer posologie, contre-indications et interactions possibles. Après autorisation vient la phase de pharmacovigilance, impliquant médecins, pharmaciens et patients dans le signalement d’effets indésirables via un portail national depuis 2020. Pour les molécules jugées les plus risquées, seule la prescription médicale permet leur délivrance.

Face à la montée de l’automédication et à la circulation rapide d’informations contradictoires sur Internet, restaurer une approche rationnelle du médicament devient primordial. Car si bien utilisé, il soigne, mal utilisé, il expose au danger. Cet équilibre subtil demeure au cœur du lien entre patients, soignants et institutions.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des chiffres alarmants sur le mésusage médicamenteux
  • L’équilibre délicat entre efficacité et toxicité
  • Mécanismes d’action et vigilance accrue
  • Sécurité : une responsabilité partagée
En savoir plus
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