En bref
- Retirez le paillis progressivement au printemps
- Un paillis trop lourd peut étouffer les pousses
- Le calendrier change selon les plantes
Le moment compte. Enlever un paillis d’hiver trop tôt laisse les plantes plus exposées au froid. Attendre trop longtemps, à l’inverse, peut freiner la reprise et abîmer les jeunes pousses.
Le bon réflexe au retour des températures douces
La règle générale est simple : il faut commencer à dégager le paillis quand les températures restent autour de 0 °C ou au-dessus. Pas d’un coup, mais par étapes.
L’idée est de retirer un peu de matière tous les quelques jours, sur une période d’environ deux semaines. Cette méthode laisse aux vivaces le temps de s’habituer au redoux, tout en gardant une protection minimale si un coup de froid revient. C’est la solution la plus prudente, et sans doute la plus propre techniquement.
Pourquoi un paillis trop longtemps en place pose problème
Un paillis épais laissé trop tard au printemps peut nuire aux massifs. Il risque d’endommager des arbustes vivaces et d’étouffer des plants qui repartent.
Autre point à vérifier, les couches denses de copeaux, de paille ou d’autres matériaux attirant les insectes peuvent avoir abrité des ravageurs pendant l’hiver, ou leurs œufs. On peut aussi y trouver des débris végétaux malades. Si l’inspection ne montre ni feuillage atteint ni œufs d’insectes, le vieux paillis peut être ajouté au compost.
Bulbes de printemps : pas tous au même rythme
Toutes les plantes ne demandent pas le même calendrier. Les premiers bulbes de printemps, comme les perce-neige, sont aussi parmi les plus fragiles. Leur paillis doit être retiré avant même qu’ils commencent à sortir.
Mieux vaut intervenir lors d’une journée douce d’hiver, quand le paillis n’est pas gelé en blocs durs. Ces morceaux compactés peuvent blesser les fleurs. Les narcisses et les tulipes sont plus robustes et émergent un peu plus tard, on peut donc attendre l’apparition des pousses avant d’enlever la couverture. Et si le paillis reste gelé, les mains gantées sont préférables au râteau.
Vivaces et potager, deux cas à part
Pour des plantes comme les pivoines, les hostas ou les hémérocalles, le bon signal est visuel. Il faut surveiller l’apparition des pousses à travers le paillis.
Dès qu’elles sortent, l’ancien paillis doit être retiré pour éviter de les étouffer et pour laisser passer l’eau et la lumière. Il existe quand même une exception : les feuilles finement broyées, surtout au potager. Plus légères, elles laissent souvent les jeunes pousses traverser la couche. Après la dernière gelée, il suffit alors d’écarter ce paillis des rangs pour semer ou planter, puis de le remettre en place quand les plants dépassent une épaisseur de 5 à 8 centimètres. Il faudra parfois en rajouter au printemps.