OpenAI exploite la biomédecine pour connecter humains et machines

Image d'illustration. OpenAIOpenAI / PR-ADN
Dans l’optique de rendre les interfaces cerveau-machine accessibles, Merge Labs prépare une solution non invasive avec OpenAI.
Tl;dr
- OpenAI et Merge Labs développent une interface cerveau-machine non invasive dirigée par Mikhail Shapiro.
- Le dispositif utiliserait les ondes acoustiques pour relier l’humain à la machine sans chirurgie lourde.
- Cette technologie pourrait offrir une alternative sûre et performante aux implants cérébraux existants, tout en rendant l’accès plus large.
Une ambition renouvelée pour l’interface cerveau-machine
Depuis l’arrivée remarquée de Sam Altman à la tête d’OpenAI, ses ambitions semblent déborder largement le cadre des simples chatbots. Après avoir lancé des outils comme des générateurs vidéo basés sur l’IA ou des navigateurs innovants, le dirigeant américain s’intéresse désormais à un projet bien plus audacieux : créer une interface directe entre le cerveau humain et la machine. Selon les informations relayées par Alex Heath dans la newsletter « Sources » du média The Verge, cette nouvelle initiative serait portée au sein de la jeune pousse Merge Labs, où Sam Altman vient d’accueillir une figure de poids, le biomolecular engineer Mikhail Shapiro.
La promesse d’une technologie non invasive
Connu pour ses travaux pionniers sur l’utilisation des ondes sonores et des champs magnétiques en biomédecine, Mikhail Shapiro pourrait orienter ce projet vers une solution bien différente de celles proposées jusqu’ici. À ce stade, peu d’éléments ont filtré sur le fonctionnement précis de l’appareil imaginé par Merge Labs, mais la présence de Mikhail Shapiro laisse entrevoir un dispositif exploitant les propriétés des ondes acoustiques pour relier un humain à une machine, sans nécessiter d’intervention chirurgicale lourde.
Cette approche non invasive représente une rupture majeure face aux options existantes sur le marché.
Entre prouesses techniques et controverses éthiques
Difficile d’évoquer le sujet sans penser à Neuralink, pilotée par Elon Musk. Cette société a fait couler beaucoup d’encre avec son implant cérébral : une puce minuscule dotée de fils ultra-fins insérée directement dans le crâne, capable de capter les signaux neuronaux et de les transmettre via Bluetooth. Si l’exemple médiatisé du patient Noland Arbaugh, paraplégique ayant pu rejouer aux échecs grâce à cette technologie, a suscité l’enthousiasme, Neuralink n’a pas échappé à la controverse. Un décès lors d’essais cliniques et plusieurs signalements auprès de la SEC américaine concernant la sécurité du produit rappellent que ces interfaces comportent aujourd’hui encore des risques majeurs.
Pour mémoire, les principales alternatives reposent sur deux grandes approches :
- L’implantation directe dans le cerveau, très efficace mais risquée.
- L’utilisation d’appareils externes, plus sûrs mais limités en précision.
Des pistes pour un futur plus accessible ?
L’équipe d’OpenAI, déjà impliquée dans le développement de dispositifs portables intelligents, semble vouloir franchir un nouveau cap en proposant une interface aussi performante qu’un implant, tout en restant externe et sans danger majeur pour l’utilisateur. Si cette promesse se concrétise, elle pourrait bouleverser un secteur qui peine encore à allier efficacité et accessibilité – transformant potentiellement notre rapport à la machine au quotidien.