En bref
- One Piece Film: God Valley sera le premier film canonique de la franchise.
- L’histoire se déroulera 38 ans avant le présent et suivra des figures majeures comme Roger, Rocks et Garp, sans Luffy ni les Chapeaux de paille.
- Prévu pour l’été 2027, le film testera si One Piece peut attirer le public grâce à son lore et ses personnages historiques plutôt qu’à ses héros habituels.
Le prochain film de One Piece va là où la franchise n’était jamais allée. One Piece Film: God Valley, annoncé pour l’été 2027 au Japon, pourrait raconter une histoire sans Luffy ni les Chapeaux de paille. Pour une saga qui a bâti ses 15 longs-métrages autour de son équipage vedette, le virage est massif.
Un film annoncé pour 2027, et déjà un autre derrière
Pendant le One Piece Day 2026, Toei Animation a officialisé l’arrivée de One Piece Film: God Valley pour l’année prochaine. Le studio d’animation a aussi donné un second rendez-vous, avec One Piece Film: Baad prévu en 2029.
Le timing n’est pas anodin. La franchise One Piece avance vers une période très chargée, entre la fin attendue de l’arc Erbaf en 2027, le remake The One Piece pour Netflix et une saison 3 de la série live-action également annoncée pour cette même année. Clairement, 2027 s’annonce dense.
Pourquoi God Valley casse la routine de One Piece ?
La première rupture est simple, et énorme. One Piece Film: God Valley sera le tout premier film d’animation One Piece à être canonique, donc directement lié à l’histoire officielle.
Jusqu’ici, les films de ce type restaient souvent en dehors de la continuité, un choix pratique pour ne pas gêner la production de la série animée et pour permettre au grand public de suivre sans avoir tout vu. D’autres licences ont déjà pris une autre route, comme Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba – La Forteresse infinie, Jujutsu Kaisen 0 ou Chainsaw Man, le film: L’Arc de Reze, en adaptant des arcs précis du manga pour le grand écran.
Mais ici, le point le plus frappant est ailleurs. Le récit annoncé ne repose pas sur Luffy, ni sur un membre récurrent de son groupe. Et ça, pour One Piece, c’est presque un mini séisme.
Un épisode clé du lore, pas une aventure annexe
L’intrigue renvoie à l’incident de God Valley, évoqué l’an dernier dans le manga à travers des flashbacks. L’histoire se déroule 38 ans avant la chronologie actuelle, sur l’île de God Valley.
Au départ, il s’agit d’une chasse humaine organisée tous les trois ans par le Gouvernement mondial, où des nobles traquent et tuent les habitants de l’île. Puis tout bascule avec l’arrivée des Roger Pirates, menés par Gol D. Roger, et des Rocks Pirates de Rocks D. Xebec, présentés comme l’équipage pirate le plus dangereux de son époque.
On y retrouve aussi des figures déjà vues dans l’anime, comme Garp, Bartholomew Kuma, Monkey D. Dragon, Whitebeard, Big Mom, Kaidou, Silvers Rayleigh, Scopper Gaban ou Emporio Ivankov. Mais aucun n’occupe la place tenue d’habitude par les héros principaux.
Le vrai test, c’est l’attrait d’un One Piece sans ses héros
Ce choix transforme le film en pari grandeur nature. Les films shonen misent souvent sur des récits accessibles, parfois détachés de la trame principale, avec des duos inédits et un cadre neuf. C’est une formule qui marche, y compris pour One Piece.
One Piece Film: God Valley, lui, joue une autre carte. Sauf ajout massif de scènes originales, ou dispositif narratif pour faire exister Luffy en marge, ce film racontera surtout du lore, au sens pur. Un morceau central de l’histoire du monde de One Piece, important pour beaucoup de personnages, mais pas forcément la suite directe de l’intrigue actuelle.
Et c’est là que tout se joue. Si le public suit malgré l’absence de Luffy, la franchise prouvera qu’elle peut vendre bien plus qu’un équipage culte. Pas mal comme test.