Marwa est une petite fille âgée d’un an qui, le 25 septembre dernier, a dû être admise à l’hôpital de la Timone, à Marseille, en raison d’une maladie grave dégradant ses organes et lui provoquant des troubles neurologiques. Le service hospitalier a alors été amené à la placer dans un coma artificiel.
Le 4 novembre, n’envisageant aucune amélioration notable de l’état de santé de la fille, ce même service hospitalier a décidé, au terme d’une réunion éthique, de mettre fin aux soins et l’assistance respiratoire de Marwa. Un verdict que Mohamed, le père de l’enfant, ne consent à accepter.
Arrêt des soins de sa fille : « inacceptable » pour un père
Dans des propos rapportés par nos confères du Parisien, l’homme de 33 ans estime ainsi avoir observé une amélioration de la situation de sa petite fille : « Nous, on a de l’espoir. Son cœur bat de nouveau, elle s’est remise à bouger alors qu’elle était totalement inerte et elle réagit au son de ma voix. On sait qu’elle aura peut-être des séquelles, mais il faut lui donner du temps. »
Voilà pourquoi Mohamed a saisi le tribunal administratif de Marseille afin de permettre le maintien des soins de Marwa : « Un docteur m’a dit qu’ils lui laisseraient passer son premier anniversaire le 10 novembre et qu’elle serait ensuite débranchée pour libérer la place, c’est inacceptable ».
« Les parents voient leur enfant bouger, mais… »
Pour Me Schwing, l’une des avocates de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), les signes manifestés par l’enfant ne témoignent pas forcément d’un mieux pour elle : « Les parents voient leur enfant bouger, mais cela ne signifie pas qu’il y ait un état de conscience, ni qu’il n’y ait pas de dommages neurologiques irréversibles ».
Et d’ajouter que « cette patiente ne pourra pas garder longtemps son appareil respiratoire. À terme, il faudra une trachéotomie. C’est une opération lourde, avec un taux de mortalité de 20 % et des complications qui peuvent être très sévères. Selon les médecins de l’AP-HM, ce serait de l’acharnement thérapeutique ». On apprend enfin que près de 3.000 voix ont répondu à l’appel d’une pétition de soutien lancée sur la toile par la famille de Marwa.