En bref
- Plusieurs suites gratuites permettent de remplacer Microsoft 365 sans payer d’abonnement, malgré quelques compromis.
- Office Online convient aux usages simples, OnlyOffice offre une expérience proche d’Office et LibreOffice mise sur le logiciel libre.
- WPS Office séduit par son interface, mais intègre de la publicité et met davantage l’IA en avant.
Il n’est plus obligatoire de payer un abonnement pour rédiger un document, monter un tableau ou préparer une présentation. Face à Microsoft 365, plusieurs suites bureautiques gratuites font aujourd’hui le job, avec des compromis différents selon vos usages.
Microsoft pousse l’abonnement, mais il reste des portes de sortie
Chez Microsoft, le modèle a clairement changé. Là où Office s’achetait autrefois une bonne fois pour toutes, la formule mise en avant depuis Office 2013 est l’abonnement, d’abord appelé Office 365, puis devenu Microsoft 365.
Une version sans abonnement existe encore, comme Office Home 2024, affichée à environ 166 euros (180 dollars). Mais elle ne fonctionne que sur un seul ordinateur et reste chère pour un pack limité à Word, Excel et PowerPoint. Le point qui agace pas mal de monde, c’est aussi l’ajout de fonctions IA dans les abonnements, sans possibilité de les retirer pour payer moins.
Office Online, la solution simple si le web vous suffit
Si vous voulez rester dans l’écosystème Microsoft sans sortir la carte bancaire, Office Online est la voie la plus directe. Avec un compte Microsoft, vous accédez gratuitement aux versions web de Word, Excel, PowerPoint et OneNote, mais aussi à Forms, Teams ou To Do.
Les outils vont à l’essentiel. On retrouve les fonctions de base, comme les titres dans Word, les tableaux croisés dans Excel ou les transitions dans PowerPoint. La collaboration en temps réel est aussi là, ce qui suffit largement pour un rapport rapide ou un document partagé.
Mais il faut accepter ses limites. L’usage se fait surtout en ligne, le stockage pousse vers OneDrive avec seulement 5 Go gratuits, et les fichiers lourds ou complexes peuvent vite montrer les limites de la version web.
OnlyOffice vise l’expérience la plus proche d’Office
Pour ceux qui veulent une alternative plus complète, OnlyOffice coche beaucoup de cases. La suite gère les documents, les tableurs, les présentations et les PDF, tous ouverts dans une même fenêtre à onglets. Pratique, et franchement plus fluide au quotidien.
Autre point fort, la compatibilité avec les formats standards de Microsoft Office, comme DOCX et XLSX. L’interface reprend le principe du ruban, avec une prise en main familière. On y trouve notamment le suivi des modifications, les signatures, les notes de bas de page, la validation de données, la protection des cellules ou encore le gel de volets.
Côté présentations, il y a des thèmes, des animations, des transitions, des graphiques et des formes. L’outil PDF permet aussi de lire, créer et remplir des formulaires, même s’il ne fusionne pas les fichiers. Bonus appréciable, OnlyOffice propose un mode sombre, des modèles, des plugins, et ses fonctions IA restent entièrement optionnelles.
LibreOffice et WPS Office complètent le tableau
Reste que OnlyOffice n’est pas seul. LibreOffice reste l’un des poids lourds du secteur, avec ses modules séparés et plusieurs outils en plus, comme Math, Draw et Base. La suite peut ouvrir et enregistrer les formats de Microsoft Office, même si elle privilégie par défaut OpenDocument, avec des fichiers comme ODT et ODS.
Son approche, plus marquée Linux, peut demander un petit temps d’adaptation. En échange, le logiciel est open source, développé par une communauté, et conçu sans IA activée par défaut.
Il existe aussi WPS Office, plus léché visuellement et apprécié par une partie des utilisateurs. Mais la suite met davantage l’IA en avant et intègre de la publicité. Si vous cherchez quelque chose de simple, le match se joue surtout entre Office Online, OnlyOffice et LibreOffice.