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Maroc : un journaliste en détention pour un tweet sur la justice

International > Maroc
Par Jérôme Nelra,  publié le 27 décembre 2019 à 10h35.

Omar Radi, qui est aussi un militant des droits humains, est poursuivi pour "outrage envers un ou plusieurs magistrats".

Jeudi, le journaliste et militant des droits de l’Homme Omar Radi a été inculpé jeudi pour un tweet qui dénonçait une décision de justice. Son procès a débuté dans la soirée, après son placement en détention. D’après son avocat, le tweet en question avait été posté au mois d’avril dernier. Il dénonçait le verdict d’un magistrat contre des membres du Hirak, un mouvement de contestation sociale ayant secoué le nord du pays en 2016 et 2017.

Omar Radi risque un an de prison

Lors de la premère audience, ses avocats ont demandé une remise en liberté provisoire, mais le tribunal de première instance de Casablanca l’a refusée. Le 2 janvier prochain, nouvelle audience pour Omar Radi qui encourt de 1 mois à 1 an de prison pour « outrage à magistrat ». Dans son tweet, le journaliste de 33 ans avait écrit : « Lahcen Talfi, juge de la cour d’appel, bourreau de nos frères, souvenons-nous bien de lui. Dans beaucoup de régimes, les petits bras comme lui sont revenus supplier après en prétendant ‘avoir exécuté des ordres’. Ni oubli ni pardon avec ces fonctionnaires sans dignité ! ».

Vague de protestation sur les réseaux sociaux

Au mois d’avril, il avait éjà été entendu par la police judicaire, et une enquête avait été lancée. Le 25 décembre, il indiquait sur les réeaux sociaux avoir reçu une convocation émanant de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) : « J’ignore les raisons de cette nouvelle convocation », avait-il commenté. Le Maroc, classé 135e sur 180 dans le dernier classement annuel sur la liberté de la presse de Reporters sans frontières, a introduit en 2016 un nouveau Code de la presse qui ne prévoit plus de peines de prison. Cependant, les journalistes peuvent toujours être poursuisivs en vertu du Code pénal.

Lahcen Talfi, juge de la cour d'appel, bourreau de nos frères, souvenons-nous bien de lui. Dans beaucoup de régimes, les petits bras comme lui sont revenus supplier après en prétendant "avoir éxécuté des ordres". Ni oubli ni pardon avec ces fonctionnaires sans dignité ! https://t.co/MlCAqhPlCX

— Omar Radi (@OmarRADI) April 6, 2019

Le Récap
  • Omar Radi risque un an de prison
  • Vague de protestation sur les réseaux sociaux
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