En 2022, un policier londonien tuait un jeune homme noir par balle. Jeudi 21 septembre, il était présenté à la justice et nombre de ses confrères ont décidé de renoncer à leur port d’arme suite à cette inculpation pour meurtre.
Le 5 septembre 2022, Chris Kaba, âgé de 24 ans était atteint d’une balle à travers le pare-brise de la voiture qu’il conduisait. Un véhicule dont l’immatriculation était celle d’un véhicule associé à un incident qui impliquait des armes à feu dans les jours précédents.
Le policier suspendu
Le jeune homme mourait quelques jours plus tard et le policier était quant à lui suspendu et placé sous contrôle judiciaire.
À Londres, une majorité des 34 000 policiers n’est pas armée. Et parmi ceux qui le sont, rapporte un porte-parole de Scotland Yard, « beaucoup sont inquiets » des possibles conséquences de ces poursuites. Du côté de la police, même son de cloche : « Ils sont préoccupés » qu’elles « marquent un changement dans la manière dont les décisions qu’ils prennent dans les circonstances les plus difficiles seront jugées ».
Une centaine de policiers concernés
Ce même porte-parole rapporte qu' »Un certain nombre d’officiers » a décidé de renoncer à leur habilitation de porter une arme « le temps de réfléchir à leur position« , tout en indiquant que ce « nombre a augmenté ces dernières 48 heures ».
Selon la BBC, ils sont plus de cent et ce nombre irait croissant.
Une inquiétude « compréhensible »
Toujours selon ce porte-parole, les forces de police londoniennes disposent d’une « importante capacité » d’officiers armés déployés dans les centres névralgiques de la sécurité : « Notre priorité est la sécurité du public ».
La police de la capitale britannique se trouve face à une crise de confiance de la population suite à une série de crimes commis par des policiers. Pas moins de mille policiers ont été affectés ou suspendus dans le cadre d’une grande opération d’assainissement des rangs.