Loire-Atlantique : un quadragénaire condamné pour avoir filmé des gens dans les douches d’un camping
Mardi, le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a condamné un Nantais d'une quarantaine d'années à trois mois de prison avec sursis. Une peine assortie d'une mise à l’épreuve de deux ans, d'une obligation de soins et du règlement de deux amendes.
Les faits remontent à août dernier. À la mi du mois, au camping de la Courance à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), plusieurs personnes ont découvert qu’un homme les filmait pendait qu’elles prenaient leur douche.
Les victimes sont un couple habitué du camping, auquel il se rend ainsi depuis neuf ans, et une mère et sa fille de 14 ans. Tout commence lorsque l’adolescente remarque, alors qu’elle prend sa douche avec son petit-ami, un téléphone orange et noir suspect.
Une adolescente et une future maman filmées sous la douche d’un camping
Le lendemain matin, une future maman fait la même observation. Elle prévient son mari, qui ne se trouvait pas loin car, indique actu.fr, il « ne sentait pas ce voisin ». L’homme s’empare du téléphone. Un habitant de Nantes âgé d’une quarantaine d’années a depuis reconnu les faits. Il a ajouté avoir immédiatement effacé la seconde vidéo, alors que la première restait visionnable.
Mardi, l’homme était jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire. Seule la victime de 14 ans était présente, soutenue par sa mère. Pour Me Babin, avocate de cette famille originaire de Tours, l’attitude du prévenu a pétrifié l’adolescente : « Elle n’a pas pu manger, n’a pas dormi, car elle ne savait pas à qui elle avait affaire, c’est le lendemain, en apprenant qu’il y avait une autre victime, qu’elle a compris. »
L’homme déjà condamné pour exhibition sexuelle
Le représentant du ministère public Frédéric Macé n’a pas semblé croire à l’explication de l’accusé, qui disait ainsi avoir répondu à une « pulsion » : « S’il s’agissait d’une pulsion, pourquoi une deuxième victime le lendemain ? »
Le quadragénaire, qui avait déjà été condamné pour exhibition sexuelle dans un train en septembre 2015, a ici écopé d’une peine de trois mois de prison avec sursis, assortie d’une mise à l’épreuve de deux ans. Il devra en outre se faire soigner et verser, à la famille de la victime, 1.328 euros pour préjudice moral et matériel et 800 euros pour les frais de justice engagés.