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Les espèces invasives, l’un des « facteurs directs de perte de biodiversité à l’échelle mondiale »

Environnement
Par Jérôme Nelra,  publié le 4 septembre 2023 à 17h30.

Le rapport de l'IPBES s'appuie sur plus de 13 000 études de référence, qui ont fait l'objet de 4 années de synthèse.

Ce jour, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) publie les résultats d’un rapport centré sur les espèces exotiques envahissantes.

Les 143 Etats qui en sont membres ont acté à Bonn ce rapport, qui dresse un état des lieux du rôle de ces espèces sur l’érosion de la biodiversité.

Une « menace croissante »

Dans son rapport, le panel d’experts, formant l’équivalent du GIEC pour la biodiversité, rappelle que les espèces invasives constituent l’un des « facteurs directs de perte de biodiversité à l’échelle mondiale », au même titre que la pollution ou le bouleversement du climat.

D’après les spécialistes, « la menace croissante » qu’elles représentent « est généralement mal comprise ».

13 000 études synthétisées

Dans le détail, les 86 experts originaires de près de 50 pays ont synthétisé plus de 13 000 études. Résultat ? L’organisme placé sous l’égide de l’ONU recense à l’échelle globale 37 000 espèces considérées comme exotiques, en d’autres termes introduites par l’homme sur un territoire.

Et parmi elles, environ 10% (3 515) sont considérées comme invasives, c’est-à-dire que « des preuves » des « effets négatifs, et dans certains cas irréversibles » qu’elles provoquent existent bel et bien. 6% sont des plantes, 22% des invertébrés, 14% des vertébrés et 11% des microbes.

Un impact sur la biodiversité

Un exemple de ce que représente cette menace ? En Afrique, des perches du Nil carnivores introduites dans le lac Victoria dans les années 1950 a eu pour conséquence l’extinction d’au moins 200 espèces uniques de poissons. Mais il est évident que la majorité des espèces exotiques se propage hors de son habitat naturel de manière accidentelle, comme en se retrouvant dans des containers en partance sur les océans.

Mais pour les experts dont Franck Courchamp, directeur de recherche au CNRS, « il est encore possible de faire marche arrière si l’on accepte d’agir vite et de s’en donner les moyens ». C’était du moins le but affiché à Montréal fin 2022, quand l’a communauté internationale s’est engagée à faire baisser de moitié l’introduction d’invasives à l’horizon 2030.

Le Récap
  • Une « menace croissante »
  • 13 000 études synthétisées
  • Un impact sur la biodiversité
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