Les aspects méconnus et troublants de la méditation et de la pleine conscience enfin dévoilés

Image d'illustration. Méditation paisible au coucher de soleilADN
Si la méditation et la pleine conscience sont souvent vantées pour leurs bienfaits, des études récentes révèlent qu’elles peuvent également entraîner des effets négatifs, encore peu connus du grand public, chez certains pratiquants.
Tl;dr
- La pleine conscience comporte des risques psychiques non négligeables.
- Les effets négatifs sont rarement signalés par l’industrie.
- Des études récentes remettent en cause ses bienfaits.
Un engouement qui occulte certains dangers
Apparue comme une solution miracle face au stress et à l’anxiété, la pratique de la pleine conscience séduit aujourd’hui un public toujours plus large. Dérivée de techniques méditatives bouddhistes, elle invite à porter attention au moment présent, à ses pensées et sensations. Pourtant, derrière cette image apaisante, des chercheurs soulèvent des inquiétudes sur ses conséquences psychologiques.
Des effets indésirables longtemps passés sous silence
Si la littérature scientifique occidentale s’intéresse depuis peu à ces questions, les mises en garde ne datent pas d’hier. Déjà en 1976, le psychologue Arnold Lazarus alertait sur les risques de la méditation pratiquée sans discernement – troubles psychiatriques graves compris. Plus récemment, une étude américaine menée en 2022 sur près d’un millier de pratiquants réguliers révèle que plus de 10 % ont souffert d’effets négatifs prolongés, altérant leur vie quotidienne. Selon une vaste synthèse publiée en 2020, les effets les plus courants sont :
- Anxiété
- Dépression
- Dissociation ou dépersonnalisation
- Syndromes psychotiques ou délirants
Et ce n’est pas tout : des cas ont été observés chez des personnes sans antécédents psychiatriques ni exposition intensive à la méditation.
L’essor d’une industrie peu transparente
Il faut dire que le marché est florissant : rien qu’aux États-Unis, la méditation représente aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus de 2,2 milliards de dollars. Les applications mobiles et formations pullulent, souvent sans avertissement sur les risques. Certains enseignants restent convaincus du caractère inoffensif de la pratique – allant jusqu’à ignorer ou minimiser les témoignages d’effets secondaires rapportés par leurs élèves.
En parallèle, quelques voix critiques émergent au sein même du mouvement. Le professeur Ronald Purser, dans son ouvrage « McMindfulness », dénonce une forme de « spiritualité capitaliste ». Quant à Jon Kabat-Zinn, figure emblématique du secteur, il admettait lui-même que « 90 % des recherches sur les bénéfices sont insuffisantes ».
Bilan nuancé et défis éthiques majeurs
Malgré un enthousiasme médiatique persistant, certaines études – dont une vaste enquête menée auprès de plus de 8 000 adolescents britanniques – n’ont pas démontré d’effet positif notable sur le bien-être mental ; pire encore, des enfants fragiles auraient vu leur état empirer. Cela pose question : est-il moralement acceptable de promouvoir la pleine conscience sans informer honnêtement le public ? Pour l’instant, face à l’absence de protocoles sécurisés et à l’immaturité des recherches sur ses effets indésirables, la prudence s’impose clairement.