Le variant XFG relance la circulation du Covid-19 : vaccination recommandée ?

Image d'illustration. Gros plan d une seringue sur une surface stérileADN
Le variant XFG, à l’origine d’une reprise des contaminations au Covid-19, suscite l’inquiétude alors que l’épidémie repart à la hausse. Cette situation relance le débat sur la nécessité d’une nouvelle campagne de vaccination.
Tl;dr
- Le variant XFG « Stratus » fait grimper les cas.
- Vaccination recommandée pour les personnes à risque.
- Ventilation et masque restent essentiels contre la propagation.
Un rebond marqué, porté par le variant « Stratus »
Depuis quelques semaines, la France assiste à un retour en force du Covid-19. Les chiffres collectés par le réseau Sentinelles témoignent d’une reprise nette de l’épidémie : du 15 au 21 septembre 2025, on recense 49 cas pour 100 000 habitants, soit près de 32 610 nouveaux cas, contre un peu plus de 26 000 la semaine précédente.
Ce regain est principalement lié à l’émergence d’un sous-variant d’Omicron, baptisé XFG « Stratus », désormais majoritaire en Europe et reconnu pour sa grande contagiosité.
Des symptômes inchangés mais des publics vulnérables
Malgré une certaine inquiétude autour de ce nouveau variant, les experts s’accordent sur le fait que ses manifestations cliniques restent semblables à celles observées lors des vagues précédentes. Le professeur de santé publique à l’université de Genève, Antoine Flahault, précise : « Cela reste le plus souvent des signes infectieux de l’arbre respiratoire supérieur, de la fatigue, des maux de tête, parfois une perte de goût ou d’odorat ». Cependant, plusieurs groupes demeurent particulièrement exposés aux formes graves :
- personnes âgées de plus de 85 ans
- nourrissons et femmes enceintes
- patients immunodéprimés
Ce constat alimente les discussions sur la nécessité d’une nouvelle campagne vaccinale, alors que la double vaccination contre le Covid-19 et la grippe débute le 14 octobre (hors Mayotte).
Vaccin recommandé mais adhésion en berne
Face à ce contexte, l’Assurance maladie encourage les publics à risque – notamment les plus de 65 ans et ceux souffrant de comorbidités – à se faire vacciner afin d’accroître leur protection contre le virus SRAS-CoV-2. Pourtant, le taux d’adhésion reste très bas : lors du dernier rappel vaccinal, seuls 18 % des personnes ciblées avaient répondu présent. Une donnée qui interpelle au regard des succès enregistrés lors des premières campagnes.
Efficacité du vaccin et rôle central de la prévention
Aujourd’hui, un unique vaccin – le Comirnaty développé par Pfizer, adapté au sous-variant LP.8.1 – est proposé et jugé efficace pour limiter les formes sévères. Toutefois, comme le rappelle l’infectiologue Odile Launay dans Le Parisien, «la durée de la réponse immunitaire avec nos vaccins à ARN messager est relativement courte». L’appel est lancé pour mieux évaluer leur efficacité réelle via des essais randomisés.
En attendant, la vigilance collective repose toujours sur deux gestes simples mais efficaces : porter un masque en cas de forte circulation virale et garantir une aération optimale des espaces clos. Comme le souligne Antoine Flahault : «Une bonne ventilation élimine pratiquement tout risque d’être contaminé par ces virus ou bactéries respiratoires.». Une recommandation loin d’être généralisée dans certains lieux publics ou collectifs – écoles, transports ou établissements médicaux – où l’effort doit manifestement être renforcé.