Le cocktail toxique des pouches : Arsenic et édulcorants en quantités alarmantes

Image d'illustration. VapotageADN
Ces sachets sont hautement addictifs, du fait de leur forte concentration en nicotine et en édulcorant. De plus, ils contiennent plus d'arsenic que les cigarettes traditionnelles. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?
Tl;dr
- Les sachets de tabac contiennent des taux élevés de nicotine et d’arsenic.
- Une étude révèle la présence de métaux lourds et d’édulcorants dans ces sachets.
- Le CNCT, l’INC et 60 millions de consommateurs demandent leur retrait du marché.
Un danger plus grand que prévu
Qu’ils sont plus nocifs que prévu, voilà ce que révèle une étude portant sur les sachets de tabac. Ces produits, bourrés de nicotine et suspectés d’être des vecteurs de dépendance, étaient déjà pointés du doigt. Mais les résultats de l’Institut national de la consommation (INC) et de 60 millions de consommateurs, en collaboration avec le Comité national contre le tabagisme (CNCT), sont encore plus alarmants.
Des produits infestés de métaux lourds
Sept produits de quatre marques différentes (ZYN, VELO, D’LICE et NOIS) ont été passés au crible en laboratoire. Les résultats ont révélé la présence de jusqu’à cinq métaux lourds différents. Le plus préoccupant est sans doute l’arsenic, cancérogène avéré, et qui se révèle 6,5 fois plus présent dans ces sachets que dans les cigarettes classiques. De l’antimoine, potentiellement cancérogène, du plomb et du formaldéhyde, substance toxique et corrosive, ont également été détectés.
Un étiquetage trompeur
De plus, l’étude souligne que le taux de nicotine présent dans les sachets diffère de celui indiqué sur l’emballage. D’après le CNCT, « les teneurs réelles des sachets de nicotine analysés peuvent aller jusqu’à 38,9 mg/g, soit près de dix fois plus que les substituts nicotiniques (gommes) vendus en pharmacie, limités à 4mg/g. » Les fabricants ajoutent également à leurs produits des édulcorants, rendant leurs produits encore plus addictifs.
Appel au retrait du marché
L’INC, 60 millions de consommateurs et le CNCT dénoncent la commercialisation de ces produits, souvent vendus sans contrôle de l’âge et sans autorisation de vente sur le marché. Ils appellent donc à leur retrait. En octobre dernier, la ministre de la Santé, Geneviève Darrieussecq, avait exprimé sa volonté d’interdire ces sachets. Reste à voir si cette volonté se traduira par des actions concrètes.