Laurent Berger ne sera bientôt plus secrétaire général de la CFDT
Laurent Berger, actuel secrétaire générale de la CFDT, a annoncé en ce mercredi qu'il quittera ses fonctions le 21 juin prochain. Son successeur est déjà trouvé.
C’est une nouvelle page qui se tourne dans l’histoire des syndicats. Après le départ à la retraite de Philippe Martinez, succédé à la tête de la CGT fin mars par Sophie Binet, c’est une autre figure de la représentation socioprofessionnelle qui s’apprête à tirer sa référence. Dans un article publié en ce mercredi, Laurent Berger a en effet indiqué à nos confrères du Monde (article complet réservé aux abonnés) qu’il assurera plus ses fonctions de secrétaire général de la CFDT à compter du mercredi 21 juin prochain.
CFDT : Laurent Berger dit ne pas avoir décidé son départ sur un « coup de tête »
Laurent Berger a commencé par faire savoir que sa décision de quitter la CFDT est loin de dater d’hier : « J’avais dit, lors de notre congrès en juin 2022, à Lyon, que je m’en irai en cours de mandat. Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie, arrêtée dès la fin 2021, après discussion avec mes collègues de la commission exécutive. Ce n’est ni un coup de tête ni un choix dicté par l’actualité. Je souhaite tout simplement respecter des règles collectives et une forme d’éthique personnelle, liées au fonctionnement démocratique de la CFDT. »
Une décision qui a tardé en raison d’un contexte sanitaire et politique particulier
Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? « Nous venions de traverser l’épidémie de Covid-19, avec plusieurs chantiers qui n’avaient pas été menés à bien en interne. La période présentait de gros risques, sur le plan politique. Il fallait donc une CFDT qui puisse peser, sans avoir à gérer une phase de transition qui aurait pu s’accompagner de flottements. En outre, je suis président de la Confédération européenne des syndicats jusqu’au mois de mai et j’aurais dû abandonner cette responsabilité avant cette date si j’avais cédé la place de secrétaire général de la CFDT en juin 2022. »
Un poste qui deviendra celui de Marylise Léon
Celui qui reste secrétaire de la CFDT pendant encore quelques mois a assuré qu’il ne partait pas avec un « ras le bol de la CFDT ». « J’ai beaucoup d’autres aspirations – par exemple consacrer plus de temps à ma famille, à mes amis », a-t-il souligné juste avant. C’est Marylise Léon, actuelle numéro deux de la Confédération française démocratique du travail, qui lui succèdera.