L’algorithme de Facebook détecterait les adolescents vulnérables pour mieux vendre
Selon les médias australiens, Facebook serait capable de détecter les adolescents en difficulté psychologique pour permettre aux annonceurs de cibler parfaitement leurs publicités.
Dans le domaine du marketing et du commerce, il y a une maxime qui dit : « Si c’est gratuit, vous êtes le produit ». Une devise dont la paternité n’est pas établie, mais qui a notamment été popularisée par l’essor des réseaux sociaux, Facebook en tête. On sait en effet que ce dernier ne fait pas payer de droit d’inscription à ses utilisateurs, mais monétise d’autres services et notamment de la publicité ciblée grâce aux données utilisateurs récoltées.
Selon le quotidien The Australian, Facebook serait allé jusqu’à identifier les adolescents vulnérables pour en faire des cibles privilégiées pour les annonceurs.
Un algorithme plus puissant qu’un psy
C’est via un document destiné aux annonceurs, que se sont procuré nos confrères australiens, que Facebook précise comment son algorithme permet de déceler les failles psychologiques des adolescents pour identifier le meilleur moment pour les toucher avec une publicité.
Un jeune utilisateur du réseau social indique fréquemment se sentir mal dans sa peau à cause de son poids ou consulte des pages de régimes ? Illico presto, Facebook identifiera que le moment est venu d’afficher une publicité pour des produits alimentaires de régime ou une offre pour une salle de sport.
Facebook réagit
Si une telle technologie pourrait permettre de détecter les adolescents en danger à cause de leur état dépressif, le document de Facebook n’aborderait jamais cette possibilité selon nos confrères, mais se concentrerait uniquement sur les opportunités commerciales qu’elle permet.
Facebook a immédiatement publié un communiqué pour se défendre de ces accusations et indique que sa plateforme n’utilise pas de ciblage en fonction de l’état émotionnel des utilisateurs. Le réseau social évoque une étude en interne d’un chercheur australien qui avait pour objectif de comprendre comment les gens s’expriment sur Facebook.
Selon le réseau social, cette étude n’aurait pas respecté les procédures habituelles en matière de vie privée de l’entreprise qui aurait ouvert une enquête pour comprendre comment ces dernières ont pu être contournées. Des sanctions disciplinaires pourraient tomber.
Les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour Facebook ces derniers jours après les révélations concernant un piratage ayant coûté des millions de dollars à l’entreprise.