Lactalis prévoit une hausse de ses tarifs en raison du conflit en Iran

Image d'illustration. une femme boit un verre de laitADN
Le groupe Lactalis, acteur majeur de l’agroalimentaire, signale que le conflit en Iran aura un impact direct sur ses tarifs. La situation géopolitique actuelle entraîne en effet des tensions sur les coûts pour l’entreprise française.
Tl;dr
- Lactalis subit de lourds surcoûts liés au conflit au Moyen-Orient.
- Le groupe sollicite la réouverture des négociations commerciales.
- Chiffre d’affaires en hausse malgré un contexte mondial difficile.
Turbulences mondiales : Lactalis face à la flambée des coûts
À l’heure où les tensions au Moyen-Orient redessinent les marchés mondiaux, le groupe laitier français Lactalis se retrouve confronté à une envolée inédite de ses coûts de production. Selon son PDG Emmanuel Besnier, la guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran depuis fin février s’est traduite par une hausse spectaculaire des prix de l’énergie. Cette situation a directement pesé sur les postes « transports » et « emballages », générant, selon lui, des surcoûts « de plusieurs dizaines de millions d’euros ».
Négociations sous tension avec les distributeurs
Face à cette pression financière, Lactalis, à l’instar d’autres industriels de l’agroalimentaire, réclame la reprise rapide des négociations commerciales avec les distributeurs. Le but ? Répartir équitablement ces charges imprévues. Néanmoins, les distributeurs n’y voient pas encore d’intérêt et restent sur leur position. Dans ce climat tendu, le risque d’une répercussion partielle ou totale sur le consommateur final devient palpable.
Dynamique américaine malgré tout
Si le contexte est jugé « assez compliqué », notamment pour l’exercice 2025, le bilan économique du groupe révèle néanmoins quelques éclaircies. Le chiffre d’affaires annuel progresse de 2,9%, atteignant 31,2 milliards d’euros. Cette croissance s’appuie essentiellement sur le marché américain – désormais deuxième région pour Lactalis – qui dépasse pour la première fois la barre symbolique des 10 milliards d’euros.
Parmi les événements marquants, notons que depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, Lactalis a intégré les activités yaourts du géant américain General Mills. Cette opération vise à renforcer sa présence sur un marché stratégique dans un contexte mondial marqué par les taxes douanières imposées par la Chine ou les États-Unis ainsi que par des épisodes sanitaires touchant notamment la France.
Sécurité alimentaire et perspectives
Malgré un environnement incertain – avec en toile de fond instabilité politique et maladies animales telles que la fièvre catarrhale ovine –, le bénéfice net grimpe à 528 millions d’euros après avoir résolu un lourd litige fiscal en France l’an passé. Si certains rappels de lait infantile ont entaché le secteur récemment, Emmanuel Besnier défend fermement que « l’alimentation n’a jamais été aussi sûre et saine ».
Aujourd’hui fort de ses 260 sites et 85 000 salariés répartis dans le monde entier, Lactalis poursuit son développement, mais ne cache pas ses préoccupations pour 2026 où l’incertitude demeure prégnante quant aux prix à venir…