La chercheuse qui a permis la première photo d’un trou noir, victime de harcèlement en ligne
Katie Bouman a largement contribué à l’algorithme permettant la détection de Powehi.
À 29 ans, Katie Bouman est devenue le visage associé à la toute première photo d’un trou noir. Car c’est elle qui a dirigé le développement de l’algorithme ayant permis cette prouesse technologique.
Mais depuis, elle est victime d’un cyberharcèlement sexiste, certains internautes remettant en question sa véritable place dans le projet car elle est une femme. Le 10 avril, le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) où elle est étudiante avait partagé la photo de la jeune femme alors qu’elle découvrait, visiblement très émue, la première capture d’un trou noir.
« Une vendetta sexiste »
Le site spécialisé The Verge rapporte que des internautes ont essayé de mettre en avant l’un de ses collègues masculins, Andrew Chael, comme étant le collaborateur le plus important dans la mise en point de l’algorithme. Ce dernier a apporté son soutien à sa « collègue et amie » dans une série de tweets, dénonçant la « vendetta sexiste » dont elle était la cible.
« Si vous me félicitez parce que vous menez une vendetta sexiste contre Katie, s’il vous plaît, allez-vous-en et réfléchissez à vos priorités dans la vie », postait ainsi le scientifique.
Avant cette conclusion, un autre de ses tweets disait : « Si j’ai écrit la plupart du code, Katie a été une énorme contributrice à ce logiciel, il n’aurait jamais fonctionné sans sa contribution (…) Je suis excité que Katie soit reconnue pour son travail et qu’elle devienne une inspiration en tant que femme ayant mené des recherches en STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) ».