Juan Pablo Raba, l’acteur devenu signature du “bad guy” moderne

Image d'illustration. Juan Pablo RabaParamount / PR-ADN
De Narcos à Dutton Ranch, il enchaîne les rôles d’antagonistes dans les grandes productions américaines.
Tl;dr
- Juan Pablo Raba rejoint l’univers du spin-off Dutton Ranch dans le rôle de Joaquin Reyes, un antagoniste proche du pouvoir du 10 Petal Ranch face à Beth Dutton et Rip Wheeler.
- L’acteur est déjà habitué aux rôles de “bad guy”, notamment dans The Marksman aux côtés de Liam Neeson, où il incarnait un bras armé de cartel.
- Sans être un succès majeur, The Marksman a renforcé son image d’antagoniste charismatique dans les récits néo-western et films d’action.
Un nouveau rival pour les Dutton
Il est difficile d’évoquer l’arrivée de Juan Pablo Raba dans l’univers du spin-off Dutton Ranch sans se souvenir de ses précédentes incarnations de « bad guy ». L’acteur colombien, longtemps associé à son rôle marquant dans Narcos, se glisse désormais dans la peau de Joaquin Reyes, bras droit redouté d’Annette Benning (Beulah Jackson) à la tête du puissant 10 Petal Ranch. Une opposition féroce s’annonce face au couple emblématique composé de Kelly Reilly (Beth Dutton) et Cole Hauser (Rip Wheeler), tout juste installés au Texas pour fonder leur propre exploitation. Mais ce n’est pas la première fois que Raba donne la réplique à des figures du western moderne.
L’art du duel : les souvenirs de The Marksman
Certains spectateurs auront reconnu le visage inquiétant de Raba grâce à son affrontement avec Liam Neeson, maître incontesté du thriller musclé, dans The Marksman. Cette production plongeait le public dans une course-poursuite haletante entre un ex-sniper désabusé du Corps des Marines et Mauricio, enforcer impitoyable incarné par Juan Pablo Raba pour le compte d’un cartel mexicain. Le scénario, certes classique, se distinguait néanmoins par sa dimension émotionnelle plus affirmée que les traditionnels clones de Taken.
Une mécanique bien huilée mais sans éclat majeur
Si The Marksman n’a pas révolutionné le genre, il a su séduire une partie des amateurs de films d’action traditionnels. Sur le plan commercial, les résultats restent mesurés : environ 23 millions de dollars récoltés au box-office américain, pour un budget similaire, voire supérieur selon certaines sources, laissant planer un doute sur sa rentabilité réelle. La critique s’est montrée partagée :
- Bare-minimum action flick, pour reprendre l’avis du New York Magazine/Vulture.
- Liam Neeson y campe moins un héros invincible qu’un vieil homme bougon façon Clint Eastwood.
- Côté casting, les performances de Raba ont été saluées comme particulièrement menaçantes.
L’atout central des nouveaux westerns contemporains
Qu’il menace les plaines texanes ou qu’il traque une famille aux confins du désert américain, Juan Pablo Raba impose progressivement son style chez les antagonistes charismatiques des fictions néo-western. Pour ceux qui découvrent aujourd’hui sa rivalité avec Beth et Rip dans Dutton Ranch, revoir sa prestation face à Liam Neeson dans The Marksman permet de mesurer toute l’étendue d’un talent capable d’incarner la menace sous toutes ses formes, toujours avec cette part d’ambiguïté propre aux nouveaux méchants des sagas américaines.