En bref
- L’emplacement détermine l’efficacité du jardin de pluie
- Le sol doit drainer assez vite
- Le trop-plein doit être prévu
Un jardin de pluie n’est utile que s’il est installé au bon endroit. L’idée est simple, capter l’eau qui ruisselle depuis un toit, une allée ou une rue, puis la laisser s’infiltrer dans un bassin peu profond planté d’herbes et d’autres végétaux. Mais ce point compte autant que le reste, il faut aussi l’éloigner assez de la maison pour éviter tout risque pour les fondations.
Le bon endroit, entre récupération d’eau et protection de la maison
Le jardin doit être posé là où l’eau arrive naturellement, surtout pendant la saison humide. Le terrain doit aussi pencher à l’opposé de l’habitation, et le bassin doit se trouver à au moins 10 pieds de la fondation, soit un peu plus de 3 mètres.
Certains emplacements sont à écarter d’emblée. Les lignes de réseaux enterrées, les pentes raides, les zones déjà sensibles à l’érosion, les sols qui drainent mal, mais aussi les puits, fosses septiques et secteurs voisins.
Pourquoi ce type d’aménagement compte au-delà du jardin
L’intérêt ne se limite pas à un coin plus vert dans la cour. L’eau de ruissellement ramasse souvent au passage des résidus d’huile, des pesticides ou des engrais avant de finir dans les fossés, les avaloirs, puis dans les milieux aquatiques.
L’Environmental Protection Agency estime que ce ruissellement pollué figure parmi les menaces les plus importantes pour la qualité de l’eau aux États-Unis. Quand cette eau termine dans un jardin de pluie, le risque de pollution et d’inondation baisse, tout en alimentant les plantations.
Le test à faire avant de planter quoi que ce soit
Avant d’aménager le bassin, il faut observer le terrain pendant la période humide. Là, vous voyez vite où l’eau s’accumule, comment elle circule et où elle finit par stagner.
Il faut ensuite tester le drainage. Le principe, remplir un trou d’eau puis mesurer le temps nécessaire pour qu’elle disparaisse. Le taux recherché atteint au moins 0,25 pouce par heure. Et un jardin bien conçu ne doit pas garder de l’eau plus de 48 heures. Sinon, l’eau stagnante peut favoriser les moustiques.
Un trop-plein et un sol adaptés, sinon ça ne fonctionne pas
En général, le bassin reçoit l’eau d’une descente de gouttière détournée depuis le toit, l’allée ou une autre partie de la parcelle. Une noue peut aussi guider cette eau vers le jardin.
Il faut quand même prévoir une sortie pour le surplus, vers le sol ou vers un avaloir, à un rythme raisonnable. La zone de débordement s’étend sur environ 4 pieds au-delà du bassin et, idéalement, elle est couverte de pierres pour limiter l’érosion.
Sous la surface, le mélange de sol compte beaucoup. Le plus adapté associe sable, compost, terre végétale et paillis de feuilles ou d’écorce. Le sable, surtout, aide l’eau à filtrer rapidement.