Jake Gyllenhaal revient sur l’échec de Prince of Persia au cinéma

Malgré la controverse autour du film, Jake Gyllenhaal a tiré des leçons qui ont orienté sa trajectoire artistique.

Prince of Persia Les Sables du Temps
Image d'illustration. Prince of Persia Les Sables du Temps — ADN

Tl;dr

  • Jake Gyllenhaal regrette Prince of Persia: The Sands of Time, un blockbuster critiqué pour son casting et sa mise en scène.
  • L’expérience l’a conduit à privilégier des films artistiquement ambitieux comme Nightcrawler ou Prisoners.
  • Il revient occasionnellement aux blockbusters, mais préfère désormais des rôles secondaires dans de grandes franchises.

Un choix de carrière qui laisse des traces

Malgré une filmographie saluée, Jake Gyllenhaal n’est pas à l’abri de décisions qu’il préférerait oublier. Il suffit d’évoquer Prince of Persia: The Sands of Time, adaptation cinématographique du célèbre jeu vidéo signé Jordan Mechner, pour raviver ce souvenir mitigé. Confié aux mains du producteur star Jerry Bruckheimer, le projet ambitionnait un souffle épique et grand public, entre action spectaculaire et combats chorégraphiés. Pourtant, le résultat n’aura jamais convaincu ni les amateurs du jeu ni les cinéphiles.

Une adaptation problématique sur plusieurs fronts

La distribution même du film a soulevé des interrogations : voir un acteur américain incarner un prince perse a déclenché son lot de controverses autour du choix du casting, sans parler d’une performance que d’aucuns qualifieront de trop lisse pour porter ce type de rôle. Si certaines séquences évoquaient avec bonne volonté l’énergie des jeux vidéo originaux, la dynamique de l’ensemble peinait à capturer la vitalité attendue d’un blockbuster de cette trempe. Comparée à d’autres adaptations comme Assassin’s Creed, elle manquait ce supplément d’âme capable de séduire un public fidèle.

L’apprentissage par l’échec selon Jake Gyllenhaal

Interrogé par Yahoo Entertainment, Jake Gyllenhaal ne cache pas une forme de regret : « J’ai beaucoup appris grâce à ce film, notamment sur le soin à apporter au choix des rôles et aux raisons qui me poussent à les accepter ». Il poursuit en reconnaissant que tout parcours comporte des erreurs ou des déceptions inévitables : « Parfois ça colle, parfois non. On se trompe aussi. »

À la lumière de cet épisode, sa trajectoire post-Prince of Persia s’est sensiblement réorientée. Laissant de côté les superproductions estivales pour un temps, il s’est illustré dans des œuvres plus ambitieuses sur le plan artistique, citons seulement Source Code, Prisoners ou encore Nightcrawler. Ce virage lui permet aujourd’hui d’être reconnu comme une figure incontournable du cinéma indépendant ou des productions intermédiaires.

Un retour mesuré vers les blockbusters

Cela dit, la porte aux grandes franchises n’a jamais été totalement refermée. Près d’une décennie après cette expérience mitigée, Jake Gyllenhaal est revenu sur le devant de la scène hollywoodienne avec Spider-Man: Far From Home. Mais cette fois-ci, il n’endossait pas le rôle principal, un choix qui semble lui convenir davantage désormais. Difficile, toutefois, d’imaginer le revoir porter seul une superproduction au budget colossal dans un avenir proche.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

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