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Isère : enquête après une mort suspecte à l’hôpital de Bourgoin-Jallieu

Faits Divers > Hôpital > Isère
Par Gael Brulin,  publié le 5 mars 2016 à 9h36, modifié le 5 mars 2016 à 20h49.

Découvert sans vie le 24 février dernier dans un hôpital d'Isère, la mort d'un homme de 45 ans n'a cependant été transmise à ses parents qu'une semaine plus tard. Le procureur de Bourgoin-Jallieu émet des doutes quant à l'innocence de l'établissement dans ce dossier.

Les faits remontent au mois dernier. Le 16 février 2016, un homme âgé de 45 ans originaire de Crémieux (Isère) est admis au service de gastroentérologie pour des maux de ventre. Il était prévu que ce patient sorte du centre hospitalier Pierre Oudot un peu plus d’une semaine plus tard, le 24 février au matin.

Sauf que lorsque vient ce jour du 24 février, une infirmière découvre le corps sans vie du malade dans sa chambre, allongé sur le sol. Six jours plus tard, soit le 1er mars, la police et le parquet sont alertés des faits par l’hôpital, ainsi contraint de prévenir les autorités par un obstacle médico-légal posé par un médecin.

Hôpital d’Isère : la police leur apprend le décès de leur fils

Nos confrères du Parisien rapportent d’autres éléments curieux. Pour commencer, l’hôpital de Bourgoin-Jallieu a prévenu les parents du patient que leur fils avait quitté l’établissement. Ensuite, et après que le corps du patient eut été déplacé au dépositoire de l’hôpital, ces parents n’auront appris la mort de leur enfant qu’une semaine après les faits, via la police.

« On peut penser que l’hôpital a quelque chose à cacher »

Le procureur de Bourgoin-Jallieu Cédric Cabut estime que ce dossier renferme des données suffisamment interpellantes pour douter de l’innocence de l’hôpital dans cette affaire : « On peut penser que l’hôpital a quelque chose à cacher. Quelque chose dans ce décès et dans les conditions dans lesquelles il a été géré pose problème. » Pour le procureur, a eu lieu une « succession d’omissions et de dysfonctionnements ». L’autopsie pratiquée sur le corps du quadragénaire a révélé que ce dernier était mort des suites d’une embolie pulmonaire. Le parquet n’exclut quant à lui pas d’ordonner une expertise médicale, et le procureur a également fait savoir qu’une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances précises du décès. La direction de l’établissement n’a pas souhaité répondre favorablement aux sollicitations de la presse.

Le Récap
  • Hôpital d’Isère : la police leur apprend le décès de leur fils
  • « On peut penser que l’hôpital a quelque chose à cacher »
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