Iran : Les conservateurs favoris pour les législatives

Illustration. Un électeur iranien. ADN
On invite plus de 61 millions d'électeurs à choisir les 290 parlementaires et les 88 experts de l'Assemblée. Notez qu'en 2020, moins de la moitié, soit 42,57% ont voté. Cette année, assisterons-nous à une augmentation de la participation ?
Tl;dr
- Ouverture de 59.000 bureaux de vote en Iran pour les législatives
- Les conservateurs au pouvoir sont assurés de conserver une majorité
- L’enjeu principal est le taux de participation
- Les formations centristes et modérées ont été marginalisées
Les législatives en Iran : enjeu majeur de la participation
C’était ce vendredi 1er mars en Iran que 59.000 bureaux de vote ont ouvert pour accueillir les électeurs pour un scrutin législatif aux enjeux conséquents.
L’élection revêt une importance particulière, en raison du taux de participation attendu, dans un contexte où les conservateurs au pouvoir sont assurés de conserver leur large majorité.
Au-delà du Parlement : l’Assemblée des experts
Outre le Parlement, cette élection doit permettre le renouvellement de l’Assemblée des experts, en charge de désigner l’autorité suprême de la République islamique.
Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a lancé la journée électorale en appelant les Iraniens à « voter dès que possible« , soulignant l’importance de montrer au monde la mobilisation de la nation.
La participation, indicateur de légitimité
La faible participation peut être envisagée comme un signe de perte de légitimité du pouvoir sur la scène internationale. À cet égard, le scrutin a été marqué par le discours de l’ayatollah Ali Khamenei qui a rappelé aux jeunes votant pour la première fois que le vote était aussi un moyen de faire face aux « menaces sur la sécurité » du pays.
Un scrutin peu susceptible de bouleverser le paysage politique
L’élection voit la participation d’un nombre record de 15.200 candidats, mais cela ne devrait pas modifier les équilibres politiques au sein du Parlement. Les conservateurs continueront de dominer largement la seule chambre du Parlement. Les groupes centristes, réformateurs et modérés ont subi un revers, étant marginalisés depuis le scrutin précédent de 2020.
En dépit du tollé pour une grande partie des détracteurs des conservateurs, l’Iran continue sa marche vers une domination conservatrice, où la voix des modérés semble être de plus en plus réduite au silence.