IA : 40% des entreprises françaises tardent à l’adopter, révèle une enquête

Illustration. Intelligence artificielle. ADN
Selon une enquête dévoilée par France Inter, une entreprise sur dix n'envisage pas d'intégrer l'intelligence artificielle à leur flux de travail. Selon un expert, ce refus pourrait entraîner un retard dangereux par rapport aux concurrents internationaux. Comment peuvent-ils surmonter cette réticence ?
Tl;dr
- 93% des dirigeants français attendent une transformation via l’IA générative.
- Seulement 39% ont entamé son intégration dans leur entreprise.
- Près de la moitié des entreprises envisagent un investissement de 5 millions d’euros ou plus dans l’IA générative.
- Un risque de retard souligné par Jacques Pommeraud, PDG d’Inetum.
L’IA générative : une révolution sous-exploitée
L’intelligence artificielle générative (IAG), une technologie capable de créer du contenu, est perçue comme une révolution imminente par 93% des patrons français.
Pourtant, seulement 39% ont commencé à l’intégrer dans leur entreprise, d’après une enquête menée par OpinionWay et Dékuple*.
Investir dans l’IA générative : une tendance en devenir
Alors que six entreprises sur dix ont au moins initié des tests sur l’IAG, un tiers d’entre elles ont déjà franchi le pas ou sont en cours de le faire. L’étude révèle aussi que 92% des entreprises y voient leur avenir, dont 56% prévoient une adoption dans les deux prochaines années.
Qu’il s’agisse des secteurs de l’agriculture, de l’industrie ou du BTP, une entreprise sur cinq envisage d’injecter plus de dix millions d’euros dans l’IA générative. « Le gain de productivité anticipé est d’au moins 20% », précise le rapport.
Une adoption ambitieuse de l’IAG, malgré certaines réticences
Paradoxalement, le secteur des services reste en retrait, seulement 12% des entreprises envisageant cet investissement. De plus, les très grandes entreprises éprouvent plus de difficultés à intégrer l’IA générative, en raison de normes et procédures plus lourdes qu’ailleurs.
Un avertissement aux retardataires
Jacques Pommeraud, à la tête du groupe de services numériques Inetum, tire la sonnette d’alarme. « Le risque, pour les entreprises retardataires, est d’être déclassé par des produits beaucoup plus efficaces, moins chers et de meilleure qualité », met-il en garde, encouragent les entreprises à ne pas prendre de retard dans cette révolution technologique.
*réalisée du 12 au 26 avril 2024 auprès de 300 décisionnaires et membres du comité exécutif dans les entreprises de plus de 250 salariés en France sur un échantillon représentatif, interrogés par un questionnaire auto-administré en ligne.