En bref
- Fortysomething réunissait Hugh Laurie, Benedict Cumberbatch et Peter Capaldi en 2003.
- La sitcom britannique suivait un médecin en pleine crise de la quarantaine, confronté à sa famille et à un étrange pouvoir lui permettant d’entendre les pensées.
- Malgré son échec et ses seulement six épisodes, Fortysomething reste aujourd’hui une curiosité pour son casting devenu culte.
Trois futurs poids lourds de la télé britannique dans une sitcom dont pas mal de gens ont oublié jusqu’au nom, ça ressemble presque à une blague. Et pourtant, Fortysomething a bien existé. Diffusée en 2003 sur ITV, la série a réuni Hugh Laurie, Benedict Cumberbatch et Peter Capaldi, avant que leurs rôles les plus connus ne les transforment en visages familiers du grand public.
Un casting qui paraît presque irréel aujourd’hui
Le plus frappant, avec le recul, c’est la distribution de Fortysomething. Hugh Laurie y incarne Paul Slippery, un médecin au milieu d’une crise personnelle. Benedict Cumberbatch, lui, joue Rory, son fils aîné. Et dans le même lot, Peter Capaldi apparaît en collègue et rival de Paul.
Revoir cette affiche aujourd’hui a un côté capsule temporelle. À l’époque, Cumberbatch n’était pas encore associé à Sherlock, Laurie n’avait pas encore l’image mondiale du docteur Gregory House, et Capaldi était encore loin du TARDIS. Résultat, une curiosité télé assez rare.
Une série d’ITV centrée sur un médecin en pleine crise
Le point de départ de Fortysomething avait déjà quelque chose d’assez décalé. Paul Slippery, médecin, traverse une crise de la quarantaine, gère un mariage compliqué et doit aussi composer avec ses trois fils, bien plus intéressés par le sexe que par la tranquillité familiale.
Comme si ça ne suffisait pas, le personnage découvre soudain qu’il peut entendre les pensées des autres. La série suit en parallèle les difficultés de son épouse, Estelle, pendant que la maison Slippery devient de plus en plus chaotique. Dans ce bazar, Rory, le personnage de Cumberbatch, prend sa place aux côtés de ses frères.
Hugh Laurie jouait, mais il réalisait aussi
Autre détail qui vaut le détour, Hugh Laurie n’était pas seulement à l’écran. Il a aussi réalisé les trois premiers épisodes de la série. Ce double rôle renforce encore l’intérêt de cette petite production, surtout quand on la regarde après coup.
On voit un acteur déjà très installé au Royaume-Uni, mais encore avant l’explosion internationale. Et juste à côté, un jeune Benedict Cumberbatch qui aligne alors les rôles secondaires, sans signe évident de la trajectoire qui l’attendait.
Pourquoi la série intrigue encore malgré son échec ?
La série n’a jamais percé. ITV l’a même déplacée sur une case moins exposée pendant sa diffusion. Six épisodes, puis c’était terminé.
Mais c’est précisément ce qui la rend intéressante aujourd’hui. Fortysomething capture un moment où ces trois carrières ne ressemblaient pas encore à des évidences. La série n’est pas devenue un grand succès, mais elle garde une vraie valeur de curiosité pour qui s’intéresse à la télé britannique. Avant les rôles cultes, il y avait donc aussi cette comédie familiale un peu étrange. Et rien que pour ça, elle mérite qu’on s’y attarde.