Hausse annoncée des tarifs d’assurance en 2026 face aux émeutes et aléas climatiques

Image d'illustration. Une tempête qui a fait des dégâts. ADN
Face à la multiplication des émeutes et l’intensification des catastrophes climatiques, les compagnies d’assurances anticipent une hausse significative des tarifs pour 2026, mettant en avant l’augmentation des risques auxquels sont exposés particuliers et entreprises.
Tl;dr
- Hausse généralisée des tarifs d’assurance attendue en 2026.
- Catastrophes naturelles et émeutes alourdissent la facture.
- Vers un fonds dédié pour les dommages liés aux émeutes.
Assurance : de fortes hausses tarifaires dès 2026
La perspective n’a rien de réjouissant pour les ménages français : s’assurer coûtera plus cher l’an prochain. L’alerte vient directement du secteur, portée par Pascal Demurger, patron de la MAIF. Invité sur RTL mercredi, il ne s’est pas contenté de parler au nom de son entreprise ; il a englobé l’ensemble du marché, estimant que « des augmentations tarifaires, je pense qu’il y en aura d’une manière générale sur le marché ». Une affirmation difficile à contredire tant les raisons se multiplient.
L’impact grandissant des catastrophes naturelles
Il faut dire que les assureurs ont déjà eu fort à faire ces derniers mois. Le début d’année a vu des crues dans l’ouest du pays, tandis que le cyclone Garance frappait violemment La Réunion fin février. Ces épisodes, alimentés par le dérèglement climatique, pèsent lourdement sur les comptes, notamment via les garanties incluses dans les contrats multirisques habitation (MRH), mais aussi, dans une moindre mesure, sur l’assurance automobile. Or, au-delà de la fréquence accrue des sinistres majeurs, il faut compter avec l’envolée du prix des matériaux et de la main-d’œuvre nécessaires aux réparations. Autant de facteurs qui tendent inexorablement la facture finale.
Derrière la hausse : émeutes et répercussions pour les assurés
Le phénomène ne date pas d’hier. Déjà cette année, selon le cabinet Facts & Figures, les primes d’assurance habitation affichaient une progression comprise entre 6 % et 12 %, tirée vers le haut par l’instauration d’une « surprime » destinée à soutenir le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles. Mais ce n’est pas tout. Au micro de RTL, Pascal Demurger insistait également sur un autre fléau : « Oui, les émeutes coûtent cher. Et oui, à la fin, ce sont les assureurs, et donc fatalement les assurés, à un moment donné, qui doivent en payer le prix. » Les désordres urbains deviennent ainsi un poids supplémentaire sur le secteur.
Bientôt un fonds spécifique pour mieux répartir le risque ?
Face à cette accumulation de charges imprévues – climatiques comme sociales –, certains élus et acteurs du secteur poussent aujourd’hui pour la création d’un véritable fonds “émeutes”. Sur le modèle du régime dédié aux catastrophes naturelles, il viserait à mutualiser davantage les risques entre assureurs et atténuer leur impact direct sur chaque assuré. Une piste scrutée de près alors que l’incertitude semble devenir la nouvelle norme en matière d’assurance.