Fatigue chronique : bientôt un test sanguin pour diagnostiquer ce syndrome
Difficile à identifier, la fatigue chronique pourra bénéficier d'un test, grâce à un biomarqueur.
Sensation de fatigue, maux de tête, concentration difficile à maintenir, douleurs articulaires. Tels sont le symptômes connus d’une maladie qu’il est encore difficile de diagnostiquer.
Le syndrome de fatigue chronique (SFC) devrait bientôt pouvoir être plus facilement identifié grâce à un simple test sanguin.
Un échantillon de 40 personnes
Ron Davis, professeur de biochimie et de génétique à l’université de Stanford, et l’un principaux contributeurs à cette étude, explique : « Lorsque des personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique demandent l’aide d’un médecin, elles peuvent subir une série de tests qui permettent de vérifier la fonction hépatique, rénale et cardiaque, ainsi que le nombre de cellules sanguines et immunitaires ».
Il ajoute que « Tous ces différents tests devraient normalement guider le médecin vers une maladie ou une autre, mais pour les patients atteints du syndrome de fatigue chronique, les résultats sont tous normaux ». La moitié de l’échantillon de 40 personnes était atteinte de SFC.
Des cellules qui réagissent au stress
Des échantillons de sang ont été prélevés, et les chercheurs ont provoqué un stress cellulaire en y ajoutant du sodium. Les réponses des deux groupes ont été comparées, et il s’avère que tous les échantillons des patients atteints de SFC ont généré une « pointe de courant électrique importante ». À l’inverse, ceux des volontaires sans SFC sont restés « relativement stables ».
Ce test en est encore à l’état expérimental, même s’il a donné de bons résultats. Un plus grand nombre de patients devra être concerné avant une éventuelle mise sur le marché.